‹ La jeunesse de LamartineChapitre 91 sur 227 · Harmonies poétiques, Kovitëima verba · texte numérisé non relu

Harmonies poétiques, Kovitëima verba

'1. Harmonie* poéti jue$.

En 1857, lorsque tant de douleurs accablent

rame du vieillard, Graziella lui apparaît encore et lui inspire La fille du pêcheur.

Cette poésie, une des dernières productions du grand homme, est parsemée de jolis tableaux, de gracieuses images bibliques ; celle-ci, par exemple : Un frère mendiant s'approche de la jeune fille qui vient de puiser de l'eau à la fontaine voisine, et le poète de dire :

Tu levas tes deux bras, anses de ton beau corps; Tu descendis la cruche au niveau de sa tête Et du vase incliné tu lui tendis les bords; Il y but à longs traits en relevant sa manche '.

Si l'homme a eu des torts, si l'on peut lui reprocher sa froideur, son égoïsme (n'avait-il pas vingt ans?), ie poète a racheté la faute, et la pauvre Graziella doit pardonner à l'amant qui lui a donné l'immortalité.

Le séjour de Lamartine à Naples eut une grande influence sur son génie poétique et marqua léclosion d'une phase de ce génie.

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