‹ La jeunesse de LamartineChapitre 93 sur 227 · Boufflers, cité par Sainte-Beuve · texte numérisé non relu

Boufflers, cité par Sainte-Beuve

A l'instar de ces voluptueux de haut lignage et de large envergure, le jeune disciple veut avoir sa Lydie ou sa Lalagé, sa Corinne, sa Lesbie, sa Délie, sa Cynthie, et le voilà qui guindé la petite cigarière à la taille et au rôle de ces grandes amoureuses. Il lui adresse, il lui soupire plutôt ces délicieuses élégies égarées au milieu des deux livres des Méditations et qui les imprègnent d'une suave senteur d'antiquité païenne, mais qui devraient se trouver au frontispice de ces poésies, comme au seuil d'un temple une gerbe de fleurs dont on aime à respirer le parfum, avant d'y pénétrer; c'est Elégie :

Cueillons, cueillons la rose au matin de la vie.

Airnons-nous, ô ma bien aimée.

Et rions des soucis qui bercent les mortels ' !

C'est Le golfe de Baïa :

Vois-tu comme le flot paisible Sur le rivage vient mourir.

Ainsi tout change, ainsi tout passe, Ainsi nous-mêmes nous passons -'.

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