‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 119 sur 282 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

pagnols, le duc semblait le plus violent ennemi des Français, et pourtant il n'était pas du tout certain qu'il ne s'entendit pas avec eux; et si Spinola avait l'imprudence d'abandonner sa base d'opérations, le Milanais, et de faire une pointe aventureuse à travers le Mon tferrat jusqu'à Veiltane, le duc de Savoie pourrait fort bien se tourner contre lui ; en sorte que l'armée espagnole se trouverait enveloppée entre les Pié-

terzi che devono essere di 4 m. fanti incirca... Doppo mille contrasti e molli corrieri andati e rispediti dà Torino, alF arrivo del conte di Collalto portando caldamente questo negotio, ancora il duca di Lerma si concerto che il Marchese havrebbe spinto tutto l'essercito alla volta di Verrua, ma che S. E. non si sarebbe avanzala più oltre che S. A. non si fosse assolutamente dichiarata. Lo Scaglia instô bravamente per conseguire quanto il suo padrone prétende va, cioè che i Spagnoli si avvicinassero ad Avigliana, ma non li fù possibile, essendo fin venuto aile brutte con il Marchese... Il conte di Collalto fù instrumento acciô F abbate si appagasse e non pretendesse per adesso che il Marchese s1 avanzasse da vanta ggio, insinuandoli con Lerma che una volta ridotto verso Verrua sarebbe stato facile V impegnarlo dove si fosse voluto... Il segretario del Marchese che passa meco mol ta confidenza mi disse che S. E. si trovava intrigato assai per li pensieri del duca di Savoia, non sapendo à che segno fidarsene, che ail' hora si sarebbe avanzato quando havesse potuto havere la ritirata sicura, consegnandoli da S. A. quelle piazze che havesse lasciato aile spalle, o almeno una corne Asti, perche considerava S. E. che passando in conformità di quello il duca voleva, non essendo certo délia sua volonté, i Francesi havrebbero potuto attacarlo... e sebbene il duca li haveva falto in tend ère che tentando il cardinal di Richelieu il passaggioper forza si sarebbe S. A. unita subito con il Marchese, S. E. , che non haveva certezza de futuris contingentibus, non si voleva impegnar davantaggio. »

montais et les Français. Spinola exigeait donc, avant de se hasarder si loin, que Charles-Emmanuel donnât des gages de sa fidélité, en lui remettant quelques-unes de ses places fortes; pour le moment, tout ce qu'il pouvait était d'envoyer en Piémont quelques régiments faisant à peu près quatre mille hommes. L'abbé Scaglia, que Mazarin voyait si zélé pour la paix et pour une suspension dîarmes, pressait sous main Spinola d'qccourir au-devant des Français, et il l'en pressait d'une telle façon que celui-ci était forcé de le rudoyer. Mais si le chef espagnol était assez froid, le général autrichien était ardent pour les intérêts du duc de Savoie. Il disait à l'abbé Scaglia de ne pas se mettre en peine des lenteurs de Spinola; qu'on saurait bien, lorsqu'il aurait fait un pas, l'engager à en faire un autre, et qu'on le mènerait où l'on voudrait. Le 22 janvier l, Charles-Emmanuel avait envoyé à Collalto, en son camp sous Mantoue, un de ses confidents, le chevalier Olgiato, lui renouveler l'assurance de son dévouement à l'Empire. Collalto n'avait pas besoin que le duc se déclarât davantage; il appuya de tout son crédit ses demandes, et les présenta lui-même à Spinola

Archives des affaires étrangères, Turin, un volume à part, composé de lettres italiennes de Charles-Emmanuel et de Victor- Amédée, de 1650 à 4635; lettre du 22 janvier, folio 1, recto.

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