CHAPITRE SEPTIÈME
que ceux de ses alliés. Rien ne lui pouvait être plus glorieux que la paix, puisqu'elle serait son ouvrage et qu'il lui aurait suffi de montrer de loin l'épée de la France pour remettre les choses dans leur premier état et maintenir la couronne sur la tête du duc de Mantoue. Louis XIII répondit qu'il souhaitait ardemment la paix, mais qu'il la voulait solide et durable, comme ses ministres l'avaient toujours dit; qu'il lui fallait donc de sérieuses garanties, et que le duc de Savoie l'avait si souvent trompé qu'il était bien difficile d'ajouter foi à ses paroles. Il ne pouvait suspendre la marche de ses troupes et le cours de
délia mia andata, 'e corne PItalia sperava dalla sua pietà, délia quale se erano havuti molti segni, tutle quelle facilita che possono far concluder la pace; che S. M. si era mossa per proteggere et assicurare nella possessione di suoi stati il Duca di Mantova e che con la restituzione di Pinarolo conseguiva quel fine, senza la quale correva il Duca gran rischio di perdersi ; onde li poco ben affetti alla sua corona havrebbero forse detto che Tinteresse proprio gli havesse fatto dimenticare quello de' suoi collegati ; che la pace era gloriosa per S. M. rimettendosi le cose in pristinum, mentre con le sue sole forze assicurava il Duca di Mantova quando Tlmperatore e il Re cattolico e il Duca di Savoia uniti potrebbono opporsi. Mi rispose che non voleva condescendere ad una pace, se non era durabile, e che per questo bisognava accautelarsi bene délie certezze chehavessero proposte i Spagnuoli, et haveva elelli il Marescial di Crequi (remplacé par Bouthillier), il Conte di Sciatnou e Monsù Buglion a fine che intendessero da me con quali sicurezze si potesse far questa pace, essendo stalo ancora tante volte ingannato dat Duca di Savoia che non gli restava luogo da prestargli fcde. »
ses avantages ; mais il consentait bien volontiers à une nouvelle conférence, à laquelle Mazarin exposerait ses vues. Là-dessus, après avoir nommé les commissaires chargés de le représenter dans cette conférence, il quitta Chambéry le 23 mai1, divisa son armée en plusieurs corps, sous les maréchaux de Créqui, de Bassompierre et de Châtillon , se répandit dans la Tarentaise, assiégea Montmeillan, soumit la Maurienne, força le prince Thomas d'abandonner successivement toutes ses positions, sans oser faire tête nulle part, et de se retirer dans la vallée d'Aoste ; en sorte qu'au bout d'un mois Louis XIII était maître de la Savoie presque entière, depuis Pont-Beauvoisin jusqu'au mont Cenis.
La commission chargée de rechercher les meilleures bases d'un accommodement général des affaires d'Italie, était composée, avec le cardinal Bagni et Mazarin, de trois conseillers d'État d'une très-grande autorité, Bouthillier et Bullion qui, tous deux, devaient être bientôt surintendants des finances, et Charles de Laubépine, d'abord abbé de Préau, puis marquis de Châteauneuf, qui avait rempli de grandes charges diplomatiques, et quelques mois à peine écoulés allait être garde des sceaux: homme d'Étatexpérimenté,
4 Mercure françois, 1650, p. 188-197, et Mémoires de Richelieu, t. VI, p. 100-113.