CHAPITRE NEUVIÈME. AM
abandonner. Collalto qui avait si instamment demandé une conférence et devait venir lui-même en Piémont, n'avait pas paru. Spinola se tenait immobile dans son eamp, uniquement occupé du siège qu'il poursuivait. Les Impériaux ont voulu prendre Mantoue, les Espagnols veulent prendre Casai, et le sort de la maison de Savoie ne leur importe guère. Mazarin exhorta le prince à ne pas achever de se perdre pour des alliés qui tenaient si peu de compte de ses sacrifices et de ses malheurs. En même temps, il lui offrit de la part de Richelieu tous les avantages qu'il pouvait désirer, la restitution de tous ses États, l'amitié fraternelle d'un grand roi, et une alliance fondée sur la base la plus solide, la communauté d'intérêts dans le présent et dans l'avenir. Victor- Amédée n'était pas homme à se piquer d'une
rjncontrando sul mcdesimo ponle altre genti che di quà si niandavano in soccorso, urtando con essi, sono restali tutti disordinati, e cadulone molli nel fiume dove anco se ne gittô una quantité spontaneamente per schifare il maggior pericolo... Hanno perciô i Francesi importato tutte le fortification i oltre il Po, e si sono avanzali sino alla meta del ponte. La fattione è stata sanguinosa et ha havuta in parte sembianza di conflitto navale per la quantité délie persone che con i legni del ponte, che fu rotto di quà, slavano dentro l'acqua, tentando il proprio scanipo. Yi sono restati capidi molto credilo...DonFilippo Spinola, che fù al principio del combattimento, si sarebbe perso con gli al tri, se don Gonzilo d'Olivera et altri ufficiali cavalieri non rhavessero quasi violent emente rilirato fuori del pericolo .. Qu est1 accidente è stato considerabile cosi per se stesso corne per l'ardire che acquistano i Francesi, il quale cagiona terrore in quesf al Ira solda tesca. . »
fidélité chevaleresque à des engagements dont tout le poids tombait sur lui seul; il se rendit sans, trop de peine à l'éloquence du jeune chargé d'affaires pontifical, et bientôt il ne songea plus qu'à ménager avec art un changement devenu indispensable. Nul n'était plus propre à ce rôle que le fils de Charles-Emmanuel, formé sous son père au secret et à la dissimulation, et dirigé par le plus fin politique de l'Italie.
Dès ses premières conversations avec Victor- Amédée et le 6 août même, Mazarin s'était empressé de faire part à Bagni, resté avec Richelieu à Saint-Jean-de-Maurienne, de son rapide et périlleux voyage, et de lui annoncer qu'il avait eu la douleur de ne pas trouver au camp piémontais les plénipotentiaires espagnol et autrichien avec lesquels il devait traiter. Mçis il le pria de dire au cardinal de Richelieu que ce retard imprévu était bien compensé par l'assurance qu'il pouvait lui donner des bonnes dispositions du duc de Savoie. Allant au-devant des défiances de Richelieu,, il fait sentir à Bagni que c'est son zèle même pour la paix qui le rend suspect au delà comme en deçà des Alpes, au milieu de prétentions extrêmes qu'il est forcé de combattre : a Je travaille à la paix, dit-il, au risque de ma vie, et pendant qu'à Saint-Jean-de-Maurienne je parais trop espagnol, parce que j'insiste sur les