‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 237 sur 282 · CHAPITRE ISKUYIKME. 5,"J · texte numérisé non relu

CHAPITRE ISKUYIKME. 5,"J

domptable gouverneur, qui pourtant ne se faisait pas d'illusion, et demandait sans cesse des secours en hommes et surtout en argent avec une insistance presque suspecte à Schomherg et au sévère surintendant des finances1. Le marquis de Brézé n'hésita donc pas à exécuter le traité convenu. Mazarin, qui avait la confiance des deux partis, les amena à s'entendre sur les divers points qui-restaient à régler. L'estime qu'il inspirait, sa modération bien connue, l'agrément de ses manières, le faisaient également rechercher par Sainte-Croix et par Toiras comme l'équitable juge de toutes leurs difficultés, et même comme le plus sûr interprèle de leurs pensées5. Aussi quelque soin qu'il eût pris de rendre compte de tout ce qu'il faisait au nonce Pencirole, et même de l'inviter à se rendre à

1 Arch. des aff. étrang., Tuuin, ibid., fol. 4-7G, lellre de Schomberg à Richelieu, du 25 septembre.

* Dépèche à Barberini, du 21 septembre : « Gli aggiunli capitoli furono accordati sino al giorno de1 13, ma in confuso e per dis"corso, e S. Ecc. (Santa Croce) giudicava baslante il darne Ella cl il signor di Toras parola a me che gli havevo negotiali ; ma esseridovi punti di molta considérât ione sopra i quali potrebbe venire qualche contesa, mi protestai che non volevo caricarmi di cosa alcuna, e che per haverê notUia délia mente d'entrambi gli havrei stesi secondo quella, et approvandoli havrebbero potuto sottoscriverli; fù perô necessario faine moite minute per incontrare il gusto dei detti signori, i quali solamenle il giorno di 15 solloscrissero... Volsero che ne restasse appresso di me l'originale. * Suiv nt ces divers traités rédigés par Mazarin.

532 LA JEUNESSE DE MÀZARIiN.

Casai pour assister à la conclusion de cette grande affaire1, nul ne s'y trompa : c'est à Mazarin qu'on en rapporta tout l'honneur.

Celui qui avait eu la première pensée de cette suspension d'armes, et qui l'avait aussi trop longtemps retardée, Spinola n'eut pas la satisfaction de la* voir s'accomplir : il n'avait pu même la signer. Tombé malade dans les derniers jours d'août, il avait été obligé d'envoyer à sa place le marquis de Sainte Croix s'entendre avec Victor- Amédée et Collalto. La cause de sa maladie était le chagrin8, un chagrin chaque jour plus poignant et plus profond. Malgré tous ses efforts,

1 Dépêche déjà citée du 0 septembre : « Di lullo ho dato parle a monsignor ftuntio Panziroli, acciô vedesse se haveva a comraendar cosa alcuna, e perché restasse servito di trasferirsi a Casale per assistera ail' esseculione del accorda to... »

* Dépêche à Barberini du 7 septembre, du camp sous Casai : « .... Tultn la malatlia di questo signore ê nata dà malinconia causât a dalla plenipotenza toltagli dal Re, e dalla nécessita in che lo mettessimo di dichiararlo, havendolo, fin a quel tempo clie venni qui col Paser, celato fino à suo figlio.... • Lettre à Bagni du 50 septembre, Tukin, 1630, t. 111, fol. 508 : «... La sua infermità non è stala altro che disgustoe malinconia, parendogli haver persa la reputazione, mentre dâ Spagna gli era slata levata la plenipotenza... Paffligeva in estremo il pensiero che la Francia havesse potuto formar sinislo concetto délia sua integritâ... et era maggior il disgusto quanto faceva un gran capitale delcredilo ch' haveva in coteslo regno... s'avanzôla sua debolezza ad essere morlale, aggravato ancora dal ramarico di vedere caminar cosi ien ta mente limpresa di Casale. mentre il conte di Collalto haveva conseculo il punto délia propria ripulazione con lacquisto di M?ntova... »

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