‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 239 sur 282 · CHAPITRE NEUVIEME. î>3b · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME. î>3b

noncer que le roi de France et le cardinal de Richelieu venaient de lui donner une marque d'estime toute particulière : ayant appris que le grand capitaine qui leur était cher jugeait nécessaire à son honneur que la ville de Casai lui fût remise, ils avaient résolu de lui rendre cet hommage; ainsi tout se passait comme il l'avait désiré, et le marquis de Brézé, beaufrère du cardinal, apportait à Toiras l'ordre de se conformer aux intentions du roi. Spinola étonné voulut voir le traité signé par les généraux français; il voulut voir aussi le marquis de Brézé , qui ne manqua pas de lui dire , de la part du roi et de Richelieu, tout ce qui pouvait soulager et relever l'illustre malade1.

Après cette visite, Spinola se trouva beaucoup mieux : il se résigna à prendre de ia nourriture,

ripulatione, ma con maggior gusto havrebbe persa la vita ; che 1 Fr«mcesi, che per altro lo tenevano in concelto di veridico e smcero, per la congiuntura di Casale, stimando finliune il dire di non haver più autorilâ, havrebbero Mnistramcnle parlato di lui.., e cose simili, che con maggior libertà e sentimenlo successivamente ogni giorno ho inteso haver esaggerato, lanto che... siéra ridotto air estremo.... »

1 Dépêche à Barberini : « ... Gli ho dello succin la mente che venivo per fargli consegnare la citlà et il castello, havendo accordate le allre particolarilâ corne S. E. desiderava; che S. M. Crislianissima et il signor carcl. di Richelieu vohmiieri si crano mossi a questo, ridondando in riputalione d un si gran capitano tanto amato dà loro; e che per Tessecutione di tulto era venutomeco il marchese di Bresse cognalo del medesimo cardinale, che portava

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et redemanda le jeune et aimable diplomate, auquel il renouvela toutes ses caresses. Celui-ci, bien averti qu'il importait par-dessus tout d'égayer un peu le malade, le prit avec lui sur le ton de la plaisanterie. Il se plaignit en badinant qu'il l'eût fait courir une année entière après la suspension d'armes : a Mais enfin je la tiens, lui dit-il ; maintenant, c'est à vous de la convertir en une paix véritable. Cette gloire vous est réservée. Les portes de Casai vous sont ouvertes ; il faudra bientôt vous lever et venir dans Casai donner la paix à l'Italie. » Ces discours charmaient et ranimaient le vieux général, et les médecins qui l'avaient cru mort conçurent l'espérance d'une résurrection miraculeuse1.

Mais le coup avait pénétré trop avant. Le mieux inattendu ne se soutint pas. Spinola re*

gli ordini a Toras. Ha mostrato gran gusto, dicendo infinité voile che se nerallegrava, et ha parlalo sempre a proposito. Ha voluto vedere la scriltura firmata dalli generali di Francia e poi il rnarchese di Bresse, a chi ha fatlo inOnile accoglienze... Dal detto Dressé gli ho falto esporre succintamente ciô che pote va essere di suo sollevamento, e parlicolarmente gli ha motivato che S. M. Cristianissima era volenlieri condescesa a tutto per la riputatione che ne risultava a S. E.... »

1 Dépêche à Barberini : «... Ha mangialo benee vi si è sforzato, e perché tutlieravamo usciti per non fastidirlo e straccarlo, m1 ha fat! oriehia mare, baciandomi etenendomi molto tempo strelto. Con bel modo e per scherzo gli ho significato che non era ragione havermi fatto correr le poste un anno ccntinuo per far che le mie fatiche fos^ero sparse al vento : onde bisognava concluder addesso la

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