‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 240 sur 282 · CHAPITRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME

mit définitivement son autorité au marquis de Sainte-Croix, et le 15 septembre il quitta l'armée1. Quelques jours auparavant, Mazarin s'étant présenté à la porte du pavillon que le général occupait, on refusa d'abord de le recevoir; ce fut Spinola lui-même qui insista pour qu'on le fit entrer : il l'accueillit comme un dernier rayon de joie dans la nuit qui déjà se faisait autour de lui; il se souleva de son lit, le pressa encore une fois entre ses bras, et l'y retint longtemps avec elfort, comme s'il eût voulu le prendre à témoin de son innocence et de la lovauté de ses intentions*. Bientôt après, un autre visiteur se dirigeait vers la même lente. Profitant de la trêve, le vaillant défenseur de Casai, meilleur juge que personne de la science et de la vigueur déployées par le

sospensione e poi la pace, passandosene in tanlo a Casale, le cui porte erano aperte per riceverlo... Li medici dicono che nessuna cosa poteva esser più giovevolc al suo maie che il rallegrarsi ; onde havendone visti segni cosi chiari, hanno presa speranza délia sua salute, che era tulta pcrsa... »

4 Autre dépêche de Mazarin, du 15 septembre, à Barberini : «... Il signor marchese Spinola, che ha migliorato assai, ma non sta tutlo il giorno in cervello e partira hoggi per Caslel Nuovo di Scrivia, con approvatione del consiglio, rinuntiô il governo, sono quattrogiorni.... »

2 Benedetti, p. 51-32 : ... « Al sentire il nome di Mazaiïni parve che un raggio di sole dileguasse per air hora quelle dense nubi cheglioffuscavano il cuore, et accostatosi al letto il Marchese l'abbracciô cosi strettamente senza lasciarlo per qualche spatio di tempo, che ben pareva volesse condurlo seco ail* altro mondo in giustiOcatione délie sue atlioni. . »

général espagnol, Toi ras avait eu l'inspiration généreuse de venir saluer son illustre adversaire. Accompagné de son neveu Saint-Àunais, très-brave officier de cavalerie , il demanda et obtint par l'intermédiaire de Mazarin la faveur de serrer la main du vainqueur cTOstende et de Bréda l. On assure que Spinola eut encore la force de leur adresser à tous deux quelques paroles de courtoisie militaire \ Transporté ensuite à grand'peine à Castel-Nuovo sur les bords de la Scrivia, il s'affaiblit rapidement, s'enfonça de plus en plus dans ses sombres pensées, et, sans avoir eu un seul moment de fièvre, il expira le 25 septembre, à Tàge de cinquante-neuf ans, consumé par l'idée fixe qui l'obsédait, et balbutiant incessamment les mots d'honneur et de réputation5. Ainsi finit Ambroise Spinoia, le der-

1 Cette visite de Toiras est attelée par Benedelti, p. 52 : «. .Due giorni doppo visitât o in quelle ultime liore dal marescial di Toiras, per mezzo di Mazarin i.... »

a L'auteur de Y Histoire du maréchal de Toiras donne les paroles mêmes que, Spinola aurait adressées successivement à Toiras et à Saint-Aunais, p. 195 : « No dudo che todo el mondo me culpe de no haver tomado Cnzal, perô en mi hallo de la satisfacion en haver sido impedido por vueslra gran defenza. » — « Viendo os en una salida traita r mal mi cavaleria, os quise la muer le; perô este odio es agradable tenerlo de los enemigos. »

3 Leltre de Mazarin à Bagni, du 50 septembre : « . ..Ha terminata la vita, più angusliato dai pensieri che toccato di febre, délia quale sino air ultimoè stalo essente.... turbato di mente, pari ando sempre di riputatione.... »

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