‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 243 sur 282 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

d'une conviction sincère et d'une ambition légitime. La paix était le couronnement de l'armistice qui lui avait coûté tant d'efforts, et il en attendait le juste avancement que sollicitaient pour lui à Rome ses amis et ses services. Urbain VIII lisait avec plaisir ses dépêches ; le cardinal-secrétaire d'État appréciait son activité, son courage et ses talents; il lui prodiguait les éloges et de vagues promesses, mais les récompenses effectives n'arrivaient point1. Mazarin n'était pas ecclésiastique et montrait peu d'empressement à le devenir. Le gouvernement pontifical ne savait trop que faire pour un tel personnage. Pencirole éclipsé par lui ne le servait guère, et le jeune diplomate en était réduit à chercher auprès de sa propre cour des appuis étrangers et jusqu'à celui de Richelieu*.

1 Même après l'armistice du 4 septembre et son parfait accomplissement, le cardinal secrétaire d'Etat se borne encore à de stériles compliments. Archiv. desaff. étrang., Rome, 1650, fol. 184, 5 octobre : a Io testifico a V. S. il gradimento particolare di Sua Santità e mio per le fatiche dà leî impiegatevi frà molti pericoli de' viaggi e del contagio... » Ibid., fol. 142, lettre de Jean-François Sacchetti à Mazarin, du mois de septembre : « ... Parlai ier sera al card. Barberinidi V. S., ed'un canonicatodi san Pietro, etc., del quale feci istanza... Riportai dà Sua Signoria illustrissima che credeva che questa volta non potesse cadere in V. S., ma che vederebbe di non perder un' altra occasione, » etc.

* Arch. des aff. étrang., Turin, 1630, t. III, fol. 485, Mazarin à Richelieu, 24 septembre : «... V. Eminenza mi permetta che le communichi con mio interesse, e che ardisca di pretendere il

Tandis que sa réputation croissait chaque jour, sa situation restait subalterne. Pour en sortir et monter au rang qu'il sentait lui appartenir, il avait besoin d'un nouvel et éclatant succès qui forçât en quelque sorte la main aux scrupules et aux hésitations de Rome. Ce succès, il ne pouvait le trouver que dans la paix accomplie par son habileté en Italie. 11 apprit donc avec une peine extrême1 que la paix se négociait heureusement en Allemagne et qu'elle allait sortir des délibérations de la diète de Ratisbonne.

Si on veut apprécier équitablement l'œuvre de

guiderdone prima di haverla servita. Son due an ni e mezzo che servo Sua Santità, ne in questo tempo è arrivato aile orecchie sue nessun richiamo délia raia persona, ha vend o havulo fortuna di ■on disgustar veruno diquei ministri con che ho trattato... Monsignor Panziroli credo che sarà richiamato a Roma, dove lo premier anno subito per quanlo intendo, e veramenle basla che sii ben visto dal card. Barberini, mio signore, per meritar ogni maggior grado, che non lasso di desiderarli, ma non già che, siccome ha fallo per lettere, procuri ancora in voce non rendermi gralo al delto signore. V. Emin., senza mostrar haver âlcuna nolitia di questo, puol favorirmi corne meglio le parera... e, se cosi giudica a proposito, incidentamenle potrebbe far cader in discorso quaiche cosa sopra di me al signor cardinale di Bagni, facendo ch' egli e l'ambasciatore a Roma, senza che paia cosa affettala, incaminino miei intéressé.. »

1 Archives des aff. étrang., Turin, 1630, 1. 111, fol. 509, letlre de Schomberg à Richelieu, du 50 septembre : « Mr Mazarini arriva hier ici après diné le plus mortifié du monde, parce que la négociation d'Allemagne lui oste, à ce qu'il dit, le moyen de conclure de deçà la paix. *

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