‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 251 sur 282 · CHAPITRE NEUVIÈME. 5C · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME. 5C

attendre aucun secours? 11 fallait que M. de Léon eût des pouvoirs bien supérieurs aux siens; pour lui, ses pouvoirs ne s'étendaient pas au delà dès affaires d'Italie. Depuis plus de quatre mois le roi a présenté un projet de traité qu'il maintient dans son intégrité; en quelques jours on le peut signer: autrement, la trêve expirée, le maréchal prévient loyalement qu'il marchera au secours de la forteresse de Casai, afin que, selon les stipulations expresses de l'armistice du 4 septembre, la forteresse étant secourue, les Espagnols lui remettent la ville déposée entre leurs mains, comme ils s'y sont solennellement engagés1.

Ainsi, sans avoir consulté le roi ni Richelieu, Schomberg n'hésita pas à repousser une proposition qui sans doute pouvait conduire à la paix, mais qui lui semblait déshonorante. Il écrivit ensuite au cardinal pour l'instruire de sa con-

* Dépêche de Mazarin au cardinal Barberini du 3 et 4 octobre : « Il signor raarescial di Sciombergh si maravigliô non poco, intendendo esserquella(plenipotenza del signor di Leone) molto più ampla délia sua, e modes t amen te si andava querelando del signor cardinale, non persuadendosi che monsù di Leone havesse preso un arbilrio di tanta consideralione, senzahaverne il potére... et in questo mi disse che se non credesse intieramente al signor conte di Collallo, havrebbe dubitato molto di quello gli havevo in suo nome esposto, poichè, essendosi infinité volte disputato nei consigli avanti S. M. di quel punlo, concordemente si era risoluto di non assentirvi già mai, non potendo la Francîa che, con gli

duile, l'assurant « qu'il n'aura garde de se mêler des affaires d'Allemagne1. » II en reçut bientôt une pleine et entière approbation*.

En apprenant par Mazarin le refus de Schomberg d'entrer en composition avec Collalto et les préparatifs qu'il faisait pour reprendre les armes, l'incertain et mobile duc de Savoie passa vite des espérances que lui avaient données les premières nouvelles du traité de Ratisbonne à la crainte de voir ses Étals redevenir le théâtre de la guerre. Il aurait voulu rester neutre; mais après s'être tant avancé avec la France, comment reculer jusqu'à la neutralité? Selon sa coutume, il eut recours à sa femme, sœur de Louis XIII. L'aimable duchesse proposa à Schomberg la neutralité la plus bienveillante par un intermédiaire habilement choisi, d'Hémery, intendant général de l'armée, très-bien avec le

amici che ha, bilancia le forze délia casa d'Auttria, perderli in altra forma, e stabilire quella nella Monarchia, che con promettere di non dare assistenza in qualsivoglia tempo, ne in alcun modo, à nemici dell' imperio ; poichè questi vedendo di non potere essere assistiti dalla Francia, s'accomrcoderanno ad ogni parlito con rimperatore... Su queslo dispacciô S. E. a S. M. un corriere, incaricandogli la diligenza, » etc* — Suivent plusieurs annexes, parmi lesquels nous nous bornons à signaler ; r Altre ragioni molivatemi in discorso dal signor Maresciallo e distese dà me nella forma seguente. »

1 Lettre déjà citée de Schomberg à Richelieu, du 80 septembre.

* Archives des affaires étrangères* Timia, 1650, t. IV* fol. 38, réponse de Richelieu à Schomberg du 6 octobre*

Page 1