‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 256 sur 282 · CHANTRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHANTRE NEUVIÈME

bile dans son camp de Riva près de Chieri. Les Espagnols ne lui épargnèrent pas les reproches. ' Il était arrivé de Madrid un malfaisant personnage que déjà nous avons vu semant partout la discorde et fomentant la guerre \ Villani, italien au service de l'Autriche et ennemi déclaré du Piémont et de la France. Il se répandait en propos offensants contre le duc de Savoie*, qui en était

detto a Sua Altezza corne per cinque giorni si procurera dal signor marescial di Sciombergh che l'essercito si governi in modo che i luoghi per dove passera non ne ricevano venin detrimento, e

. che questo che contribueranno sarà puntualmente pagato... Fha gradito molto, et assicuro V. Sig noria illustrissima che non si é daio alcun ordine perché si ritirino viveri o foraggi, di maniera che mi persuado dovranno trovarne in quantità. La prego perô rappresentare al signor marescial di Sciombergh che nessuna cosa puô essere più opportuna e di maggior giovamento air armata che

. conduce, corne che si paghi tutto, e che i vivandieri e chiunque portera rinfreschi, non ricevano dispiaceri, il che si puô attendere con certezza dalla sua prudenzae buongoverno... i Ibid., fol. 92, lettré* de Schombergà Richelieu du 18 octobre : •... Je vous envoyé une lettre que M. Masarini écrivit hier à M. Frangipani, par laquelle vous voirez que M. de Savoye n'est pas envenimé contre nous, et que ledit Masarini ne désespère pas encore de la paix... •

1 Voyez plus haut, chap. iu, p. 84 et la note.

9 Lettre de Passer au duc de Savoie, du 23 octobre, Arch. des aflf. étrang., Turin, t. IV, fol. 116. Il se plaint que Villani, en présence de Collalto et du colonel Chiesa, ait fait de fort vilaines plaisanteries sur la conduite du duc de Savoie : «... 11 colonello Chiesa è giunto questa sera ; ha trattato col signor conte di Collalto, il quale, havendomi poi fatlo chiamare, mi ha parlato con gran sentimento che V. Altezza non si sia avanzala con la gente a Montechiaro, e che non procuri d'infestare il nemico con la cavalleria.

fort blessé. Mazarin attisa habilement ses ressentiments et le tourna de plus en plus contre l'Espagne.

Sur ces entrefaites Collalto reçut enfin le traité de Ratisbonne, et Saint-Étienne, neveu du père Joseph, le vint communiquer aux trois généraux français qui s'avançaient rapidement sur Casai. Commencée le 1 7 octobre sous les meilleurs auspices, la marche de l'armée avait été facile, grâce à l'accommodement secret ménagé par Mazarin. Le 18 au soir, l'armée avait atteint Sommerive au delà du Pô; le 19, elle était à Cerisoles qu'elle saluait avec enthousiasme en souvenir d'une de nos plus brillantes victoires, et le 20 elle parvenait à Canale, où Mazarin se rendit aussi pour présenter à Schomberg de la part du duc de Savoie des propositions raisonnables qui auraient très-bien pu être acceptées, sans une clause malencontreuse, cette démolition de la citadelle de Casai, à laquelle tenait si fort Victor-Amédée1. Il put du moins parfaite-

Vi era présente il Villani, il quale villanamente inotteggianrio mi haforzato a parlar libero... • lbid., fol. 131, lettre du même du 26 octobre : « . . . Havendomi il signor conte di Collalto medestmo confessata ridendo la malignilà e la indiscretione del personagio, essendo i suoi fini di intorbidar la pace con scemar Casale e Manlovae cercar pretesto dialienar V. Allezza dà quella corona... Sarebbe dar troppa commodità a' nemici d'offendere, se V. Alt. lasciasse loro la maschera delF amicitia... • 1 Arch. des aff. étrang., ibid., fol. 155, lettre des maréchaux

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