‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 261 sur 282 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Le lendemain au matin, 25 octobre, Mazarin était auprès de Collalto. Il lui avait fallu traverser des postes de toute nalion et bien des mousquetades, et son absence prolongée avait fait craindre qu'il ne lui fût arrivé quelque sinistre accident1. Son courage, son sang-froid, sa promptitude, et ce titre vénéré de ministre du Saint-Siège l'avaient préservé. Inépuisable en ressources et en expédients de toute sorte, il fit à Collalto l'ouverture la plus propre à le séduire. Loin de diminuer la dignité impériale, on la voulait rehausser; au lieu de rendre Casai aux Français, on la remettrait au duc de Mantoue, sous les auspices d'un haut commissaire que Collalto lui-même nommerait, et qui aurait le commandement jusqu'à ce que l'Empereur eût envoyé à Charles de Gonzague son investiture. Mazarin n'était pas le moins du monde autorisé. par Schomberg à faire une pareille proposition; mais il se croyait sûr de la faire agréer plus tard au général français dont le bon sens lui était aussi connu que la fermeté, et il supposa un consentement qu'il n'avait pas encore2 pour surprendre celui qui lui était

1 Lettre de Passer du 25 octobre, de Vercelli : «...Questa maltina, il signor conte di Collalto è venuto quà in Vercelli, oveàpena giunto èarrivato il signor Mazarin i, il quale con la sua tardanza già ci haveva fatto dubitar di qualche sinistro accidente nella sua persorta... »

* Nulle part dans les lettres et dépèches qui sont sons nos yeux

Mti LA JEUNKSSK l>K M \ZARIN.

indispensable. Le général autrichien répondit' d'abord qu'il était chargé seulement de faire exécuter le traité, et qu'il n'avait pas le droit d'y rien changer; mais reconnaissant que le changement demandé était à l'avantage de l'Empire, il s'adoucit; on lui fit espérer que le com-

nous ne découvrons la moindre trace de ce consentement de Schomberg avant le 26 octobre, et lui-même le présente dans sa lettre à Richelieu, ainsi que les généraux français dans la leur au roi du 27 octobre, comme une concession de la dernière heure.

1 Lettre de Passer au duc de Savoie du 25 octobre : «... Il signor Mazarini con molti ornamenti conclude in sostanza che il signor \farescial diSciombergh non vuole ritirarsi, salvochegliSpagnuoli facciano Tistesso dalla città e castello di Casale, nel quale caso egli ritirarebbe Toras et i Francesi dalla citadella, et si Contentarebbe rhe il signor conte di Collait o vi mettesse dentro un commentante impériale, ma senza soldatesca. Il signor conte sudetto ha sentilo la proposta con sdegno, parendogli che, sendo le capitulationi firmate, si deve stare nella puntuale osservanza diesse... 11 signor Mazarini ha procura lo di persuadere che ciô si desideri ila' Francesi per maggior sicurezza délia pace, e per ritirare la ;»rmata loro in Francia... lo pensa va per temperamento che il signor conte mettesse Allemand nella città e nel castello in luogo degliSpagnuoli. Nelmedesimo pensiero hotrovato anco il signor

Mazarini, e destramente lo proponerô al signor conte diCollalto

lo mifermo qui aspettando l'ultima risolutione di questi aflari, nvr liqualiil signor Mazarini se ne ritornerà a Ciisale... » Lettre du 26, au matin : «... Mazarini è partito questa mattina col temperamento ch' ho scritto a Vostra Altezza di melter Àllemanni in luogo de' Spagnuoli nella città e nel castello di Casale. Il signor conte diCollalto non lo ricusa, se il marchese di Santa Croce s'accorda col Mazarini, ma non vuole che si possa dire en' egli l'habbia proposto ne consigliato, et il Marchese di Santa Croce vorrebbe imesta scusa d'haverlo falto in essecutione dei consigli di Collalto »

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