‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 262 sur 282 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

missaire impérial aurait avec lui des troupes allemandes qui remplaceraient dans la ville les troupes espagnoles, et Collai to finit par dire que si le marquis de Sainte-Croix acceptait la proposition de Mazarin, il ne s'y opposerait pas, ne voulant ni paraître Fauteur de cette concession, ni prendre sur lui de la repousser et d'imposer la guerre à l'Autriche, au moment où lui-même allait quitter l'armée et repasser les Alpes. En effet, depuis assez longlemps le général était malade; et, dégoûté des affaires d'Italie où il n'avait plus ni richesses ni renommée à acquérir, il avait demandé son rappel. Il venait de recevoir la permission de retourner à Vienne aussitôt que la paix serait conclue; il désirait donc ardemment qu'elle se fît le plus tôt possible; se complaisant même à la considérer comme à peu près faite, il s'était hâté de laisser les ennuis et les longueurs des derniers arrangements à son successeur désigné, le général Galas, et le 24 octobre il annonça que le lendemain il commencerait à s'acheminer vers l'Allemagne; il irait d'abord à Vercelli, puis à Bulfalora et à Como1, pour se rendre dans la Valte

1 Dépêche de Mazarin à Barberini du 17 octobre. Une lettre du prince d'Eckenberg est arrivée à Collalto, lui annonçant que le colonel Chiesa allait lui apporter le traité de paix, et qu'aussitôt après son exécution il pourrait retourner en Allemagne. Addition à la dépêche du 17. Collalto de plus en plus porté à la paix, • o

:m la jeunesse: de mazarin.

line et le Tyrol avant l'hiver. C'est à Vercelli que Mazarin était venu le "trouver. La vague adhésion qu'il lui avait dérobée suffit à l'habile et audacieux diplomate. Le 26, à la pointe du jour, il courut de Vercelli au camp espagnol; il fît valoir à Sainte-Croix, en l'exagérant un peu, \e consentement du lieutenant de l'Empereur, comme il avait anticipé celui du général français. Sainte-Croix ne fit plus aucune résistance, et Mazarin se précipita à la rencontre de Schomberg.

En ce moment, l'armée française débouchait dans la vaste plaine qui s'étend jusqu'au bord du Pô et de toutes parts environne Casai. Depuis qu'elle était partie de Scarnafix, elle avait toujours marché dans le meilleur ordre, sans être une seule fois attaquée, sans avoir vu l'ennemi, tiré un coup de fusil, perdu un homme. La veille, 25 octobre, elle était à Occimiano, à quatre milles de Casai. Le 26 de bonne heure, elle

per vedere il suo padrone risolutamente portato air assetamenlo, o per conoscersi in stato di non poler travagliare, mercè alla continua indispositione che lo tierie, e maggiortnente dà sei giorni in quà, in modo che bene spesso havendo una febretta accompagna ta dà tosse, si crede che possa dar in etico, quando la mutalione cleir aria non lo risani... » Àrch. des aff. étrang., Turin, 1650, l. IV, fol. H 9, lettre de Passer au duc de Savoie du 24 octobre : « . . Domani risolutamente il signor conte s'incammina al suo viaggio e va ad alloggiare a Vercelli... Si fermera qui un giorno, e poi se nevaaBuffaïora, e di là continuando verso Germartla.., »

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