CHAPITRE NKUYIÈMF
lendemain, de bonne heure, Mazarin se transporta auprès de lui à Vercelli. Il avait grandpeur de ne pas réussir, car le commissaire impérial n'entrait pas dans Casai avec des troupes allemandes, comme on l'avait promis, mais seul, et même avec une autorité plus apparente que réelle. Grâce à Dieu, le général autrichien ne fit pas la moindre difficulté. Il était tout occupé de ses préparatifs de départ; il s'en remit à Galas du soin d'exécuter ce qu'on lui présentait comme une suite du traité de Ratisbonne, et quelques jours après il prit sa route vers Como. Le mal s'aggrava nt, il se fit porter en litière à travers la Val tel i ne ; mais les premiers froids le saisirent dans les montagnes, et il mourut à Coire, à la fin de novembre, sans avoir revu sa famille et sa patrie où il avait tant espéré jouir en paix de sa fortune et de sa gloire dans la haute faveur d'Eckemberg et de Ferdinand * .
Au retour du chargé d'affaires pontifical, ce même jour, 27 octobre, on écrivit les conven-
1 Lettre déjà citée de Pencirole du 50 octobre : «... Àndô il signor Mazzarino a dar parte di tutto al signor conte di Colla Ito che staya a Vercelli, dal quale si dubitava qualche intorbidamento per esserquest' accordo contrario ai capitoli di Ratisbona. Nondiraeno, corne a Dio piacque, non fece altra difficoltà, anzi disponendosi per partire per Alemagna, corne intendo che partira donnant o posdomanial più lungo, si è risoluto di lasciar quà Galassoper l'essecutione del capitolato di Ratisbona... • — Lettre du même du 6 novembre : «... U conte di Collalto s'incarnino poi
tions de la veille, et* le traité fut signé des deux
côtés avec la plus exacte fidélité. Mazarin y est désigné, ainsi que naguère dans l'armistice du 4 septembre, comme l'auteur de ce compromis équitable; on lui donne encore une fois le titre de ministre de Sa Sainteté, et sa belle conduite est dignement relevée1 . Schomberg se hâta de
alla volta d'Alemagna perla strada di Gomo... » Lettre du même du 26 novembre : «... Piglio occasione di significar a V. Emin. corne questa sera un soldato del cavalier Piccolomini gli ha portato nuova come il signor conte di Collai to è morto a Coiro... Forse che i freddi di quelle montagne gli havranno abbreviata la vita, sebbene intendo che faceva il viaggio in letica con ogni sorte di commodità... »
* Voici en français cette pièce importante et fort rare, Arch. des aff. élrang., Turin, t. IV, fol. 128. «... Traicté faict devant Casai par l'entremise de M. Masarini, ministre de Sa Sainteté, en- Ire les généraux des deux armées estant en présence Tune do l'autre, le 26e d'octobre 1650 : « Que les Espagnols sortiront, dès le lendemain 27% de la ville et chasteau de Casai, comme aussi des places de Pontdesture, Rossignan, Nice de la Paille et Ponsone, et qu'au mesme temps les François se retireront de la citadelle dudit Casai, demeurant libre à M. le duc du Mayne de mettre dans toutes lesdites places tels gouverneurs et garnisons qu'il voudra; Qu'attendant le 25e de novembre 1630 que l'investiture doibt estre donnée par l'Empereur à M. le duc de Mantoue des duchés de Mantoue et Mon tf errât, il demeurera un commissaire impérial dans la ville de Casai avec son train seulement, auquel M. le duc du Mayne fera rendre les honneurs convenables, et ordonnera à ceux qu'il aura establis pour commander la garnison de la ville et chasteau d'aller prendre le mot dudit commissaire impérial, lequel ne se pourra mesler d'aucune chose; que ceux que M. du Mayne enverra pour gouverneurs dans les autres places seront présentés audit commissaire impérial, lequel sera obligé de les agréer tous sans prendre d'eux aucun serment, ni leur donner aucun pouvoir pour commander en icelles ; Que le 2<V no-