CHAPITRE TROISIÈME
du cardinal Barberini ; il était jeune et sans aucune autorité ; la moindre imprudence pouvait le perdre, et pour peu que la chose tournât mal, il était sur d'être désavoué el sacrifié comme ayant agi sans ordre. Mais il se dit qu'après tout si la mission qu'on lui proposait avait fort peu de chances de réussir, elle ne pouvait ajouter aux maux qu'elle tentait de prévenir ; elle était dans l'esprit de son rôle ; elle le relevait et pouvait lui faire honneur; il l'accepta donc, et après avoir arraché à Spinola d'importantes concessions, entre autres celle-ci qui fit murmurer Gollalto, que les Français resteraient provisoirement dans la partie du Montferrat qu'ils occupaient1, il se mit à la disposition du
1 Dépêche du même jour ; • E replicandogli che mi persuader o impossibile la ritiratà dei Francesi del Mon ferra to senza preciso ordine del christianissimo Ré, e che non essendo dato tempo al Duca dà spedire in Francia per esplorare la volontà di quel' Rè e procurarne che ritiri l'armi sue, mi pareva necessario che S. E. trovasse qualche mezzo termine dà superare questa difficoltà, quando il Duca Y havesse addotta corne probabilmente si deve credere. Mi ha risposto che veramente toccavo un gran punto... Nulladimeno vede che il Duca non puol far ritirare la soldatesca francese dà se, onde che li pareva che potesse restare allogiata in moite di quelle terre vicine a Casale, e cedere il resto di Monferrato alli Allemani. » Dépêche du 20 septembre : • L' es* sere il marchese Spinola condisceso a che rimanghino Y armi francesi in una parte del Monferrato contigua a Casale è cosa che pare impossibile a credere, sapendo V. S. Illustrissima molto bene che llmperatore non ha mai voluto assentire a negotiatione alcuna, dicendo di voler vedere prima ritirati dai suoi fendi i
général espagnol; il écrivit au cardinal Barberini pour lui annoncer ce qu'il allait faire, et, le 15 septembre, deux heures après sa dépêche envoyée, il était à cheval sur la route de Mantoue1.
Telle est l'origine de ces longues négociations qui consumèrent plus d'une année, que la diversité des intérêts engagés rendit si compliquées et si laborieuses, que l'ambition et surtout Famour-propre, ce souverain maître des choses humaines, menaçaient à tout moment de rompre, que l'infatigable modération de la cour de Rome, secondée par l'infatigable activité de Mazarin, renouait sans cesse, qui commencèrent, accrurent, répandirent la renommée du jeune diplomate, firent paraître avec tant d'éclat l'intelligence et l'énergie de Richelieu et* de ses
Francesi. Mi disse il principe di Monténégro, avanti di partir di Milano, che frà il detto marchese e il conte di Collallo vi erano passate gran dispute sopra questo punto, soggiundendomi che veramente non sapeva corne intenderanno aile corti Cesarea e cattolica questa risolutione del marchese e che Collalto non si poteva quietare... e pure non vedeva come S. E. havesse risoluta cosa simile. »
1 La dépêche où Mazarin raconte au cardinal son entrevue avec Spinola et sa résolution d'accepter sa proposition, est du 15 septembre, à dix heures du matin, et celle où il lui annonce son départ, est du même jour à midi : « Hoggi, aile 20 hore partirô senza allro per Mantova sulle poste con ogni maggior diligenza. •