‹ La jeunesse de Mme Desbordes-Valmore d'après des documents nouveaux: d'apre?s des documents nouveauxChapitre 10 sur 62 · Au même, 25 juillet · texte numérisé non relu

Au même, 25 juillet

tout, l'amour de son pays natal, de sa Flandre et de son Douai, quittés si jeune pourtant, mais toujours chers à son cœur et jamais oubliés. Elle écrit à un de ses compatriotes, un habitant de cette ville de Douai : — « Oui, monsieur, je me rappelle mademoiselle Scalfort. Elle était l'amie d'enfance de ma sœur, et son frère l'ami intime du mien. J ai un souvenir très clair de mes premières années. Notre maison tenait au cimetière Notre-Dame. Il y avait un calvaire, des tombeaux, la vue d'un rempart, une tour avec beaucoup de prisonniers. Je courais partout; partout je trouvais des clochettes, des fleurs de carême et des petites compagnes dont les figures sont encore toutes peintes dans mon souvenir. Je l'ai dit faiblement dans le Berceau d'Hélène. Il n'y a pas de mots aussi doux que les rêves de l'âme '. » Et à un autre, qui lui avait envoyé des vers alors qu'elle était malade et venait de perdre sa sœur : — «... Ainsi, en écoutant vos vers, lus auprès de mon lit par la voix émue de mon cher mari, qui lit divinement, j'ai cru entendre les cloches de Notre-Dame et les douces musiques de cette église maternelle où ma sœur a été

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