Son mari venait d'être engagé à ce théâtre
A Gergerès.
11 avril 1838. Paris.
Je vous fais avec une vraie joie le sacrifice des deux petits papiers auxquels je tenais le plus et de ce que j'ai aimé le mieux dès l'enfance : Grétry et mademoiselle Mars 1 . Qu'ils vous en soient un peu plus chers, mon bon % Gergerès, par l'idée que c'est mon cœur qui vous les cède. Tout le reste est moins précieux.
Sophie, c'est madame Gay, spirituelle et toujours bonne pour moi.
Pauline, c'est une autre moi-même par l'amitié. Mais par le talent elle est seule. C'est madame Duchambge, qui fait tant de charmantes romances. Je vous en promets d'autres dans l'avenir, et je vous enverrai mes récoltes.
Après les jours les plus froids, nous étouffons tout à coup. Je suis comme ivre de soleil et accablée de ce temps trop splendide. J'espère que vous avez toutes vos- forces pour le soutenir. Nous ne savons rien du tout de la destinée de l'Odéon dans deux mois. Nous ignorons