Cette lettre était une réponse à une demande officielle
votre justice ne m'était pas venue. J'obéis à l'ordre qui m'en est transmis.
Cette munificence , accordée pendant des jours d'épreuve , ne s'est appuyée que sur quelques livres de poésie et de prose trop nombreux relativement à leur imperfection. Mais si l'infortune me donnait quelques droits parmi tant d'autres infortunes , je pourrais oser recevoir, et bénir ceux qui les protègent toutes.
C'est en 1826 que j'ai accepté le brevet d'une pension, interrompue durant quatre années par la révolution de i830. M. Thiers, alors ministre, me la fit rendre en 1834, au milieu des graves détresses de la guerre civile à Lyon. J'y reçus ce moyen unique en ce temps, pour moi, de soutenir ma jeune famille. La Providence, en ce moment encore , ne m'en a pas laissé d'autre.
Veuillez, Monsieur le ministre, recevoir mon salut respectueux.
Marceline Desbordes- Valmore.
de renseignements qui avait été adressée du ministère à madame Desbordes-Valmore. Il s'agissait de la régularisation nouvelle, à la suite de la révolution de 1848 qui avait supprimé toutes celles de ce genre, de la pension qu'elle avait reçue des deux gouvernements antérieurs. Elle fut, trois jours après l'envoi de cette lettre, avisée du rétablissement de sa pension.
A Michel Lévy *.
[Paris]... juin 1849.
Monsieur,
Au vif remerciement que je vous dois pour avoir accueilli le neveu de madame Volnys, permeltez-moi d'ajouter une prière nouvelle.
C'est d'être bon pour le fils d'une grande artiste qui laisse un orphelin rempli, je crois, d'avenir, et qui se jette corps et âme dans la littérature, que vous illustrez avec tant d'éclat. Le fils de madame Prévost-Paradol nous demeure trop cher pour que je ne hasarde pas, Monsieur, de vous paraître indiscrète, en le recommandant de tout mon cœur au vôtre pour son début dans la carrière des lettres.
Votre bien humble servante,
M°° Desb.-Valmore.
A Mademoiselle Marie Carpantier \
[Paris] le 5 juillet 1849.
Ceci est une embrassade.
Puissiez-vous être bénie et heureuse, au fond de ce nuage de mousseline! Je n'ai pas le temps