‹ La jeunesse de Mme Desbordes-Valmore d'après des documents nouveaux: d'apre?s des documents nouveauxChapitre 7 sur 62 · Cécile Saint-Aubin, plus tard madame Duret, fille · texte numérisé non relu

Cécile Saint-Aubin, plus tard madame Duret, fille

à Feydeau dans le dessein d'y remplacer M I,e S'-Aubin; c'est une prétention qu'il m'est absolument impossible d'avoir; je jouois à Rouen, dans la comédie, les rôles de M 116 Mars aux Français. Je suis, il est vrai, engagée aux Italiens, mais pour y jouer les rôles qui exigent le moins de chant *.

» On me dit l'élève de M. Martin, je n'ai jamais eu le bonheur de recevoir ses leçons; M. Martin ne choisira qu'une élève qui puisse lui faire honneur. Je n'ai point non plus reçu de leçons de mon père pour la déclamation, il n'a jamais joué la comédie. M. Granger, directeur à Rouen, dont la réputation est si bien établie à Paris, a eu la bonté de me donner quelquefois des conseils, et j'ai fait tous mes efforts pour en profiter *. Vous voyez, Messieurs, que l'on vous a trompés sur tout ce qui me concerne.

- » Je suis, Messieurs, avec considération,

j> M. Desbordes *. »

ainèe de la loute charmante madame Saint-Aubin, et qui, douée d'une voix étendue et superbe, avait paru depuis quelque temps avec éclat à l'Opéra-Comique.

1. Théâtre Favart, théâtre Feydeau, théâtre Italien, Opéra- Comique, c'étaient les noms divers qu'on appliquait indifféremment au même théâtre.

2. Ancien acteur de la Comédie-Italienne, qui précédemment avait débuté à la Comédie-Française, Granger était un artiste d'un talent remarquable, qui fut plus tard professeur de déclamation au Conservatoire.

Page 1