CLXX. Champeaux
Pierre-Clément de Champeaux, fils d’Étienne de Champeaux et de Jeanne d’Arbois, né à Courban, près de Châtillon-sur-Seine le 24 mai 1767, élève à Tiron et à l’Ecole militaire de Paris (15 septembre 1782), parti de 1 Hôtel le 22 avril 1785, sous-lieutenant aux chasseurs des Cévennes (12 août 1785), puis aux chasseurs à cheval de Bretagne (6 mai 1788), lieutenant (19 avril 1792), capitaine des guides à l’armée du Pdiin, puis capitaine (1er septembre 1/92), chef d’escadron (8 octobre 1792) et chef de brigade (8 mars 1793) au 10e chasseurs à cheval, suspendu (8 novembre 1793) et interné à Auxerre, réintégré par Aubert Dubayet (2 février 1796) et par le Directoire (16 mars 1796) avec ordre de se retirer dans ses foyers, demandé par Bonaparte (lettres du 26 août 1796 et du 7 février 1797), chef de brigade du 7" hussards bis (22 janvier 1797), envoyé à l’armée d’Italie pour être à la disposition du général en chef (27 mars 1797), commandant à Grenoble la 22e division de gendarmerie formée des départements de l’Isère, du Mont-Blanc, de l’Ardèche et de la Drôme (10 juin 1797), commandant de la gendarmerie du quartier général de l’armée de réserve (é mars 1800), général de brigade (9 mars 1800), blessé le 14 juin à Marengo, mort le 28 juillet à Milan. Cf. A. Chuquet, L’expédition de Custine, 70, et J. Charavay, Les généraux morts pour la patrie, 77-78.
De ses deux fils, l'un, Achille, qui périt en Espagne, était né à Autun le 22 novembre 1792; l’autre, Gaston, né à Autun le 8 mars 1795, élève à Saint- Cyr où il eut le grade de sergent-major (3 avril 1814), nommé garde du corps dans la compagnie de Raguse sur la recommanda lion de Mar mont (IC juin 1814), capitaine nu 44“ (1er avril 1827), démissionne (17 avril 1828) pour rétablir les affaires de sa famille et demande vainement sa réintégration dans l’armée en 1835.
L’oncle du général, l’abbé Edme-Georges Champeaux de Yauxdimcs, né à La Chaume (Côte-d'Or), le 12 janvier 1761, chargé de 1785 à 1791 de la surveillance et direction des écoles à Langres, prieur-curé de Saint-Geosmes, se présente le 12 octobre 1792 au secrétariat du district de Langres et déclare qu'il se retire en Suisse pour satisfaire à la loi du 26 août précédent sur la déportation. Mais il rejoint l’armée de Condé où il remplit les fonctions d’aumônier jusqu’à 1798. On le trouve ensuite à Vursovie où il enseigne à de jeunes Français, dans un cours public, l’histoire littéraire et la morale. Le 25 août 1S00, il écrit qu’il se soumet pleinement et sans réserve aux lois, et, sur la recommandation de Beurnonville, alors envoyé extraordinaire de la République en Prusse, il rentre à Saint-Geosmes « comme muni d’un titre de déportation ». Il est nommé le 28 janvier 1803 proviseur du lycée de Bordeaux et le 24 août 1809 recteur de l’Académie d’Orléans. Le 30 octobre 1815 il est admis à la retruite avec une pension de 3 000 francs. Il meurt le 25 mars 1830.