XXIII. Castres
Ilenri-Alexandre-Léopold de Castres de Vaux, né le 10 avril 1771 à Vaux-les- Rubigny dans les Ardennes, admis élève du roi à la nomination du 31 décembre 1779 parce que ses parents n’ont que 300 livres de rente, entré à Brienne au mois de juillet 1780, cadet-gentilhomme à l’Ecole militaire de Paris (22 octobre 1781) avec rang de sous-lieutenant du 10 avril 1786, fut reçu à l’Ecole du génie de Mézières le 15 février 1792, le 6e sur 20. Il émigra vers le 15 mai de la même année et fut le 6 juillet suivant admis parmi MM. les officiers du génie par la commission spéciale que les princes avaient établie à Coblenz. Il fit la première campagne à l’armée du duc de Bourbon, puis entra dans l’armée autrichienne, aux chasseurs de Le Loup où il servit deux mois, et au régiment de Murray où il fut vingt-deux mois ; il assista donc sous les drapeaux de François II aux campagnes de Flandre de 1793 et de 1794. Il rejoignit alors l’armée de Condé (25 décembre 1791). Après le licenciement, il fut admis comme ingénieur géographe au bureau topographique de Bavière (22 mars- 24 décembre 1801). En l‘02, il regagnait la France. D’abord simple dessinateur au dépôt de la guerre, ensuite sous-lieutenant ingénieur géographe (20 juin 1803), il fit un chemin rapide : capitaine (23 septembre 1805), chef de bataillon (23 juillet 1809), aide de camp de Davout (21 juillet 1811), adjudant-commandant ou colonel (19 novembre 1813), employé à la brigade des ingénieurs géographes chargés de la démarcation des limites des Pyrénées (7 novembre 1814), de nouveau attaché à Davout (21 mars 1815), mis en non-activité (27 décembre 1815), employé à la commission de démarcation des frontières du Nord (26 mars 1817), il est nommé maréchal de camp le 11 août 1823, et commande divers départements. Il mourut à Rennes le 12 octobre 1832.