‹ La jeunesse de Napoléon (volume 3)Chapitre 42 sur 86 · XXVI. Ferrandi (p · texte numérisé non relu

XXVI. Ferrandi (p

Félix-Antoine Ferrandi, lieutenant (1er septembre 1769), puis capitaine dans la légion corse (13 juillet 1771), avait été en 1787 envoyé à Naples par le gouvernement pour instruire les troupes siciliennes. A son retour, en 1789, il fut nommé lieutenant-colonel et, en cette qualité, commanda successivement le 58° (23 novembre 1791) et le 12e régiment d’infanterie (10 mars 1792) Au mois de février 1792, Antoine Rossi, qui l’envoyait à Livourne, à Gênes et à Nice pour observer les rassemblements d’émigrés, le jugeait sage, prudent, discret, et le nommait un « sujet de confiance ». Les députés corses à la Législative demandaient à Servan qu’il tut attaché comme aide de camp à Paoli. et Paoli sou-

NOTES ET NOTICES

imitait qu’il vint en Corse, où il serait plus utile qu'ailleurs, soit comme adjudant général, soit comme colonel du régiment de Bresse qui « avait besoin d’un vrai patriote pour être ramené à l’ordre ». (Tommaseo, 349, 360,385.) Il avait fait les deux campagnes de la Belgique et il était au camp de Lille, sous les ordres de La Marlière, lorsque le Conseil général du département de la Corse lui envoya des pouvoirs et le chargea de se rendre auprès de la Convention et du Conseil exécutif. Muni do l’autorisation des représentants et d’un passeport de La Marlicre, Ferrandi vint à Paris pour plaider la cause de Paoli. Suspendu, emprisonné, il se rétracta, assura qu’il « y avait du louche dans la conduite de ses commettants », qu’on l’avait trompé, qu’il ne se mêlerait plus des affaires de la Corse, qu’au reste « il n’avait jamais été ni le flatteur ni le don Quichotte de personne et surtout du traître Paoli, contre lequel il avait des griefs réels ». Ce doit être le Ferrandi que Napoléon dénonçait à Joseph en 1800 comme un mauvais gueux, lâche, inutile, et que le roi de Naples ne doit pas envoyer en Corse comme recruteur. ( Corr ., XII, 392.) Il avait deux frères, l’un ecclésiastique, l’autre, le docteur Marc-Antoine, qui fut membre du Directoire de Corse.

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