‹ La jeunesse de Napoléon (volume 3)Chapitre 44 sur 86 · XXX. Les Quenza (p · texte numérisé non relu

XXX. Les Quenza (p

Document sur le major Quenza, père de Jean-Baptiste Quenza.

Nous, officier au régiment de Vermandois, commandant en cette place, certifions avec vérité que de tous les citoyens de celte ville M. le major Quenza est un de ceux qui a vraiment donné tous ses soins à l’agriculture et qu’il encourage tous les jours par l’exemple le peuple fainéant et peu laborieux de cette partie de l’ile. Je crois devoir ajouter même qu il est le seul qui ait fait la dépense d’introduire dans ce pays la manière de travailler les terres à la lombarde et qui ait amené des travailleurs experts pour en apprendre la façon. Je regarde comme un acte de justice d’accorder à ce fidèle patriote le présent certificat pour qu’il lui serve où besoin sera, et j’assure en outre qu’il n’y a personne qui mérite et ait acquis mieux que lui le droit de jouir paisiblement des biens qu’il possède. Il sera aisé de s’assurer de la vérité de tout ce qui est énoncé dans la présente attestation, en faisant examiner les biens dudit sieur Quenza.

Fait et délivré à Porto-Yeechio le 6 mai 1781.

La Motte-Vedel.

Napoléon Bonaparte à Bock Quenza.

[sans dale]

Vous avez bien jugé, mon cher Rocco, que je serai toujours charmé de ce qui pourra vous plaire. Pour le moment il n’est pas question de la place dont vous me parlez, quoique le capitaine ait déjà fait son choix. Mais nous nous parlerons longuement sous peu de jours, car je compte vouloir faire la connaissance de ma cousine. Présentez lui mes respects ainsi qu’à madame votre mère et au major Quenza.

Avec amitié.

Buonaparte

Casablanca à J-B. Quenza.

A Bastia le 21 avril 1703, l'an 2e de la République.

J’ai l’honneur de vous prévenir, citoyen, que je suis chargé par les commissaires de la Convention nationale de commander par intérim cette divi-

sion. \ous voudrez bien en conséquence me rendre un compte exact de tout ce qui aura rapport au service de cette place dont le commandement vous est confié, et de ne recevoir d’autres ordres que ceux que je vous ferai parvenir. Je ne saurais trop vous recommander de veiller avec soin à la sûreté et la défense de cette citadelle dont vous êtes personnellement responsable. Informez-moi sans délai des mouvements qui pourraient avoir lieu dans cette partie, et adressez-moi l’état de situation de la garnison que vous commandez.

Le maréchal de camp commandant par intérim la 23e division,

Casabianca.

Au citoyen commandant la place de Bonifacio.

J. -B. Quenza au général Ambert.

Ajaccio, le 20 pluviôse an 8e républicain.

Quenza, Jean-Baptiste, de Porto-Vecchio.

Au citoyen Ambert, général, commandant en chef dans l’île de Corse.

Je viens d’apprendre, citoyen général, que ma maison, ayant été forcée de 1 expédition de Porto-Vecchio (sic), les denrées et tous les effets qui y existaient ont été pillés, et mes bestiaux détruits par là même. D’après mon obéissance aux ordres du gouvernement et une conduite non équivoque dans les affaires qui ont fait le malheur de mon pays, je croyais d’être à l’abri de toute responsabilité et punition, et je m’attendais comme paisible citoyen de voir le bon lésultat des choses. Mais je me suis trompé, et les promesses que le citoyen Constantini me faisait en m assurant que je n’avais rien à craindre des mesures que le gouvernement prendrait pour les coupables, n’ont été que de vraies illusions. Au contraire, aucun égard pour moi, et on m’a considéré comme un des plus coupables, tandis que d’après mon arrestation et celle de mon fils opérée un mois et demi avant la rébellion de Porto-Vecchio, nous nous trouvions sous la bonne foi et sous la sauvegarde des lois. Ce fait est un vrai attentat au gouvernement. J’espère que le même s’intéressera pour m’en dédommager, et je vous prie d’y coopérer de votre part, parce que je compte de porter mes plaintes à Paris.

Salut et respect.

Bonaparte et Quenza.

[Le 22 nivôse an VIII ou 12 janvier 1800, Bonaparte donnait ses instructions pour une expédition secrète, l’expédition de Sardaigne qui serait dirigée par Cervoni et Saliceti ; six bataillons devaient être levés extraordinairement en Corse (Cf. C«rr., VI, p. 97-105). La lettre suivante donne les noms de ces chefs de bataillon. Bonaparte l’a dictée à Clarke. Le sixième commandant était d’abord Pianelli. Le premier consul a, de sa main, barré Pianelli et écrit Quenza. 1

[ Objet secret .]

Paris, le 26 nivôse an 8e de la République. Au ministre de la guerre.

Je vous recommande, citoyen ministre, de remettre aujourd’hui même au citoyen Saliceti six brevets de chefs de bataillon pour les citoyens :

Page 1