XXIV. Lettre de Talleyrand à Régnier (p
Paris, 13 nivôse an XI (3 janvier 1803).
Le minisire des relations extérieures au citoyen Régnier , grand juge.
Citoyen,
Le citoyen Narbonne-Fritzlar sollicite son certificat d’amnistie. Son grand âge, ses infirmités, ses services personnels et les souvenirs glorieux que rappelle son surnom, sont des titres à votre bienveillance. Il fut autrefois commandant en Corse, et là, comme partout ailleurs, il n’a laissé que des souvenirs honorables. Le premier consul à qui j’en ai parlé, sc le rappelle parfaitement et il s’est exprimé sur le compte de ce brave et vieil officier dans des termes qui ne me permettent pas de douter qu'il n’approuve que vous le fassiez jouir du bienfait de l'amnistie. J’ai l’honneur de vous saluer.
Ch. Maur. Talleyrand.