‹ La jeunesse de NapoléonChapitre 97 sur 109 · CXXV. Le docteur Costa (p · texte numérisé non relu

CXXV. Le docteur Costa (p

Francesco-Maria Costa de Bastelica, fils de Pascal Costa et frère de Nunzio, né à Bastelica en 1760, professeur à l’université de Perpignan et nommé médecin de 1 hôpital militaire de cette ville aux appointements de quinze cents livres (16 mars 1779), démissionnaire (23 septembre 1786) et recevant du ministre Ségur, comme une marque de satisfaction de ses services, une gratification extraordinaire de six cents livres, médecin consultant des régiments de Touraine et de Vermandois à Perpignan (20 décembre 1788), rentré en Corse et devenu juge de paix du canton de Santo-Pietro, réfugié à Calvi, et, au témoignage des autorités, « donnant pendant le siège les preuves les plus évidentes de courage, d'activité, d’humanité et de civisme, s’occupant au soin et soulagement des malades, faisant du bien aux malheureux dans ce dangereux moment autant que ses talents et cognitions physiques lui permettaient, sans aucune récompense », employé comme médecin ordinaire à un des hôpitaux de Toulon (11 septembre 1794), nommé par le commissaire-ordonnateur Eyssautier à la suite de l’armée d’Italie avec appointements de quatre cents livres par mois (27 septembre 1794), attaché par le commissaire-ordonnateur Chauvet à l'expédition maritime. (30 janvier 1795), confirmé dans son grade de médecin ordinaire par le Directoire (6 juillet 1796), reçoit à Livourne de Gentili l’ordre de se rendre en Corse pour se réunir aux patriotes do celte île et préparer, avec le gendarme Brignole, l’arrivée des renforts (20 septembre 1796), demeure à Ajaecio comme médecin de l'hôpital militaire (Tl juillet 1799) et meurt en 1808, après avoir été conservateur des eaux et forêts de Corse.

CXXYI. Lettre de Napoléon au docteur Costa (p. 259).

Nice, 27 brumaire an III (17 novembre 1794).

J’ai reçu la lettre que tu m’as écrite avec un vrai plaisir. C’est la première fois que j’en reçois de toi. Tu as tort de penser ,que j’eusse mis jamais la moindre négligence à ce qui pourrait t’intéresser. Marinaro et les autres sont employés dans une compagnie de gendarmerie. Je ferai ce qu’il me sera possible pour leur avancement. Ton frère est quelquefois mauvaise tète : il agit avec ses amis comme avec des étrangers. Il ne doit pas moins compter sur moi comme sur une personne qui lui est entièrement attachée. Donne-moi quelquefois de tes nouvelles.

GXXVII. Le colonel Maillard (p. 263).

François-Charles de Maillard, né à Saint-Germain en Laye le 6 août 1740, gendarme de la garde (16 juillet 1755), lieutenant au régiment d’infanterie de Berry (9 octobre 1758), capitaine en second (17 juillet 1777)f et capitaine-commandant (27 juillet 1781) au même régiment, major avec rang de lieutenant colonel au 42e régiment d’infanterie, ci-devant Limosin (15 avril 1784), colonel (5 février 1792), émigra le 20 août 1792, fit les campagnes de 1792 à 1797,

revint en France dans l’année 1708 et demanda vainement au retour des Bourbons le grade de maréchal de camp. La commission des émigrés jugea qu’il était susceptible d’obtenir la retraite de colonel, mais n avait pas le temps de service voulu pour obtenir le brevet de maréchal de camp. Maillard, chevalier de Saint-Louis depuis 1781, avait fait les campagnes de 1758 et de 1759 et s’était trouvé aux batailles de Lutterberg et de Bergen.

CXXVI1I. L’abbé Coti (p. 274).

Louis Coti, né à Zevaco, électeur du canton de Talavo et procureur-syndic du district d’Ajaccio, promu capitaine dans l’armée de Carleaux (30 août 1793) par Gasparin et Saliceti, qui lui font donner (26 septembre 1793), pour 1 babiller, quatre couvertures, quatre paires de draps et quatre aunes de drap bleu, envoyé en Corse où il assiste au siège de Bastia comme capitaine au 17° bataillon d’infanterie légère, nommé par Bonaparte le 22 août 1797 adjudant-major de la citadelle de Milan, avec rang et appointements de capitaine.

Page 1