‹ La Jeunesse de Paul-Louis CourierChapitre 101 sur 264 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

cet élat, de son séjour à Toulouse et à Alby comme Capilaine en second. Il faut noter d’ailleurs que la colonne réservée aux « actions d'éclat » est entièrement vide‘. Quelques années plus tard, Courier écrivait au ministre qui lui demandait un nouvel état : « Je n’ai ni blessures ni actions d'éclat à citer. Mes services ne sont rien et ne méritent aucune attention ». Le pensait-il sincèrement? Quoi qu'il en soit, il n’a rien à inscrire dans le tableau ci-après (Voir page 208).

Gouvion-Saint-Cyr avait obtenu une véritable mission de confiance que Bonaparte avait craint de confier à l’impétueux et irréfléchi général Murat. 1! s'agissait en effet de jouer auprès de la cour de Naples un rôle fort délicat qui exigeait autant de prudence que de fermeté.

. I fallait éviter les résistances de la population, toujours prête à se soulever, au nom de la religion, contre les « Jacobins », et se tenir en garde contre une agression perfide toujours possible ; il fallait aussi, en obtenant du gouvernement napolitain les fournitures et les dépenses nécessaires à l’entretien des troupes françaises, éviter les récriminations inévitables et faire entendre que « cet humiliant tri- « but n’était dû qu’à la fatalité des circonstances et à la « mauvaise foi de l'Angleterre »?. Gouvion-Saint-Cyr avait paru au Premier Consul tout à fait propre à «conduire cette espèce de négociation à main armée et plus capable (que Murat) de maintenir la discipline, si nécessaire dans une telle expédition ».

Il y réussit tellement bien qu'il parvint à éviter, pour son compte, les plaintes que la reine Caroline* adressait

1 Le plus grand intérêt de cette pièce incomplète est peut-être de rappeler les noms des généraux en chef sous lesquels a servi

Courier.

2 Général Mathieu Dumas, Précis des événements militaires. 3 Cette princesse affectait de témoigner au général une grande

confiance.

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