‹ La Jeunesse de Paul-Louis CourierChapitre 170 sur 264 · L'AFFAIRE DE LA TACHE D’ENCRE · texte numérisé non relu

L'AFFAIRE DE LA TACHE D’ENCRE

Courier et Renouard. — La découverte du supplément de Daphnis et Chloé. — L’accident survenu au manuscrit. — Un fragment d’un roman grec perdu en même temps que retrouvé.

Ayant ainsi vécu, au milieu de l'étude, des heures rapides, Courier, sa traduction achevée, se mit en route pour l'Italie. Aussi bien, l’automne était arrivé et déjà « les hirondelles s’assemblaient pour partir ». À pied, suivant un guide qui portait son bagage, il franchit la chaîne du Saint-Gothard, et par Bellinzona et Le lac de Lugano parvint à Milan. Il n'avait point formé le dessein d'y séjourner, maisle charme de Lamberti y retint quelques semaines. Du savoir et du goût, ces deux choses si rarement réunies, il les trouvait dans son ami et c'est pourquoi il s’attachait à lui plus qu’à aucun autre de ses hôtes italiens. Il passa trois semaines environ auprès de ce lettré, habitant peut-être le palais de Brera, en tout cas y fréquentant assidûment et y faisant sa correspondance.

1... «C’est sur sa table que je vous fais ces lignes, et il me charge de vous riverire caramente », écrit Paul-Louis à Clavier, qui était lié lui aussi avec Lamberti.

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