CHAPITRE XIV
depuis tant d'années qu'il étudiait le manuscrit, pour le décrire dans ses Prolégomènes.
Un premier point est donc acquis : la découverte est l’œuvre de Courier, et l’auteur de la Lettera altère la vérité quand il dit : questa comune Scoperta'.
Sur ce qui suit, il est plus aisé de mettre d'accord les deux parties. L'ancien officier d'artillerie se mit à copier le supplément de Longus avec l’aide de del Furia et de Bencini; ou plus exactement, ce furent ces messieurs, habitués aux caractères si fins et si peu lisibles? du manuscrit qui lui dictèrent tout ce qu'ils purent en déchiffrer.
Quand ilse trouvait des mots qui leur échappaient, Courier laissait des espaces en blanc. Lorsque ce travail fut fini, il prit, à son tour, le volume et, guidé par le sens, lut ou devina les mots que ses deux collaborateurs n'avaient pu comprendre. C'étaient alors eux-mêmes qui tenaient la plume, à tour de rôle, et qui comblaient les b/ancs laissés par Courier.
Ce mélange des écritures de trois personnes différentés devait offrir l'avantage imprévu de confirmer l’authenticité de la copie; avantage précieux pour Paul-Louis le jour où sa tache d'encre, ayant fait disparaître une partie de ce supplément reconquis, eut rendu impossible le contrôle du texte. Le service rendu en cette occasion au traducteur de Longus fut considérable, et del Furia est fondé à faire valoir l’utilité de sa collaboration, quand il constate que, de son propre aveu, l’helléniste aurait eu peine à venir à bout de cette tâche en quarante jours.
{ Ibid.
2? Les caractères du ms. sont d’une extrême ténuité; en outre ils ont pris avec le temps une teinte jaunâtre qui se confond presque avec la couleur du parchemin. En quelques endroits, ils sont à peine visibles.
# Pour se rendre compte de la difficulté que présente la lecture du manuscrit de Longus, il faut méditer ces mots de del Furiadans
Le bibliothécaire de la Laurentienne avait donc raison de se plaindre qu'on ne Jui rendit pas justice dans un article qui futinséré en la Gazzetta universale de Florence, le 41 novembre 1809, et qui est de Renouard. Le pauvre Furia n’y est même pas nommé; or, il avait le droit de s'attendre à y trouver des remerciements.
Voici ce morceau :
Letteratura
E stata fatia in Firenze una scoperta che dee interessare egualmente ei dotti ed inclusive i lettori i pi frivoli. Il romanzo di Longo che contiene gli amorisdi Dafni e Cloe e mancante nel primo libro del maggiore interesse, stante una considerabile lacuna che vi si trova, e che Amyot ha lasciata sussislere nella sua traduzione. Annibal Caro formà in italiano un supplimento, poco gustalo dagli stessi italiani. Questa lacuna è al presente riempiuta. Un antichissimo manoscritto greco, che si conserva ora nella biblioteca Laurenziana, e che era già in quella dell’ Abbazia di Firenze, contiene fra le altre opere quella di Longo, scritta in carattere complicatissimo e cosi fine che difficilmente puù leggersi : ma il primo libro e intiero in questo manoscritto, che d’altronde offre da per tulto delle importantissime varianti. Il Sig. Courier antico ufiziale d’artiglieria trovandosi in Firenze col Sig. Renouard libraio fu quégli che fece questa felice scoperta e copid e tradusse il passo inedito del romanzo. Il testo del manoscritto accuratamente confrontato con le migliori edizioni formerà un testo molto più coretto di quello attualmente stampato, e il frammento completerà la versione di Amyot. Questo lavoro
les Prolégomènes de son Esope : Codex vetustate longoque usu passim attritus scripturam adeo evanidam, adeo exiguam atque
minutulam ubique praefert ut paene omnem oculorum aciem effugiat.