CHAPITRE XIV
molto avanzato, e che supera per l’esattezza le precedenti traduzioni, sarebbe già alla sua fine, se la salute del Sig. Courier gli avesse permessa una continuata applicazione. Nonostanto il Sig. Renouard pensa nel suo ritorno a Parigi di pubblicare subito il frammento inedito con la traduzione francese di M. Courier, ed in seguito l’intero testo. Questa edizione sarà eseguita con tutta l’accuratezza possibile, e nella maniera la più semplice ed elegante ; essa avrà, stante le varianti ed il supplemento del manoscritto di Firenze, un vantaggio infinito su tutte le precedenti, e sarà senza dubhio l’edizione fondamentale di questa galante opera, la quale tradotta in tutte le lingue ha incontrato il genio di tutte le nazioni.
Ce morceau n’a pas étéécritsanslaconnivence de Courier, mais il porte surtout l’empreinte des préoccupations professionnelles de Renouard dont il émane’; et, bien que ce libraire soit un homme de goût, il nous déplaît de voir la trouvaille d'un lettré ainsi exploitée par lui. Certes, l’entreprise de Renouard n'a rien de mercantile, en ce sens qu’elle ne devait pas l’enrichir; mais pourtant le grec de Longus est présenté ici comme une denrée avec laquelle on s’efforce d’allécher érudits et simples badauds. Car on prévient le public en faveur des deux éditions que l’on prépare : celle du fragment avec la traduction francaise d’abord, puis celle du texte complet.
Il faut en outre remarquer la hâte avec laquelle sont
1 Courier écrivait, on l’a vu, un italien plus châtié, et cherchait à donner à sa langue un « goût de terroir ». Cet article est plein de gallicismes; c'est Renouard seul qui a pu l’écrire. Il parlait et écrivait la langue italienne, mais comme un étranger. Le 13 décembre suivant, Renouard ou Courier faisait insérer dans le Giornale Italiano de Milan, qui était le Jourual officiel du royaume d'Italie, une nouvelle réclame en faveur de la découverte du supplément. Giornale Italiano, n° 347.
annoncées ces publications qui étaient encore loin de voir le jour. Il est clair qu'on se dépêche de mettre à profit la découverte pour empêcher del Furia de se l’approprier. C’est pourquoi nous sommes choqué de ce procédé indigne à la fois de Renouard et de Courier.
Non seulement on veut devancer del Furia, mais on pousse l’inconvenance jusqu’à omettre le rôle qu'il a joué dans cette affaire. Loin de reconnaître son concours obligeant, on évite même de le nommer. Bref, on le traite déjà en ennemi. D'ailleurs celte attitude ne saurait surprendre; la veille même du jour où parut cette note, avaient éclaté les hostilités.
Depuis quelques jours, Courier, ayant terminé la copie du supplément, faisait la collation entière du manuscrit de Longus, afin de remettre à Renouard le texte complet que celui-ci se proposait d'imprimer à Paris. Pour ce nouveau travail, del Furia lui accorda toutes facilités, lui permettant de travailler à la Laurentienne de neuf heures du matin jusqu’à la nuit', et l’aidant même. « Nous étions arrivés, dit-il, au 40 novembre, quand, prenant moi-même des mains de M. Courier le manuscrit pour le replacer dans mon secrétaire, j’aperçus à l’intérieur une feuille qui, se distinguant du manuscrit par sa couleur et sa largeur, paraissait ne paslui appartenir. J’ouvris et. à ciel ! quelle ne fut pas mon épouvante et ma douleur en constatant que celte feuille était attachée à une page du manuscrit, qui, tachée d’une encre abondante et épaisse, y demeurait collée. Cette page était précisément celle où se trouvait le supplément »?,
Ainsi s'exprime del Furia. Quant au style tragique dont il se sert pour décrire sa douleur à la vue de cette horrible tache, nous en faisons grâce au lecteur. Bien qu'il
! « Dalle ore nove fino all’ imbrunir della sera », dit del Furia. ? Del Furia. Lettera al Sig. Domenico Valeriani.