‹ La Jeunesse de Paul-Louis CourierChapitre 191 sur 264 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ces pièces. [l devait, aussitôt qu’elles seraient entre les mains de son collègue de Rome, faire lever Les scellés apposés sur la traduction de Daphnis et Chloé, puis, après les avoir reçues, en effectuer le dépôt à la Bibliothèque Laurentienne.

Nos recherches dans les cartons de la Prefettura del Arno nous ont fait découvrir la minute de deux lettres qui ont trait aux dernières formalités de celte affaire et que nous publions, parce qu’elles sont inédites. Écrites par l'abbé Fioravanti commissaire-vérificateur de la Librairie pour le département de l’Arno, elles ont subi quelques retouches de la main du baron Fauchet :

21 janvier 1811.

A Monsieur le Préfet de Rome, Monsieur le Baron,

S. E. Le Ministre de l'Intérieur a décidé que M. Courier vous remettrait :

1° La première copie qu'il a faite d’un passage jusqu'à lui inédit de Daphnis et Cloë (sic) de Longus, c'est-à-dire celle qu’il a prise lui-même sur un manuscrit de la Bibliothèque Laurenziana de Florence, en présence et avec les secours des Bibliothécaires.

2° Un exemplaire de l'édition complète qu’il vient de publier du même ouvrage, renfermant ce passage.

Conformément à la Lettre que M. le Directeur général de l’Imprimerie et de La Librairie m'a fait l'honneur de m'écrire sur cet objet, je vous prierai de vouloir bien me transmettre les pièces en question pour en faire le dépôt à la Bibliothèque Laurenziana, et pour donner l'ordre que les scellés mis sur les édilions de ce passage, soient levés”.

Agréez, etc.

! On remarquera que l'exemplaire du texte grec de Longus ré-

La seconde lettre, adressée au Directeur de la police du Grand-Duché de Toscane, est relative à la levée des scelés:

22 janvier 1811.

A Monsieur le Directeur de la Police,

Monsieur,

Conformément aux instructions de Monsieur le Directeur général de l'imprimerie et de la Librairie, j'ai l'honneur de vous prévenir que aussitôt que M. Courier aura remis entre les mains de M. le Préfet de Rome la première copie qu’il a faite d’un passage jusqu’à lui inédit des amours de Daphnis et Chloé de Longus, et un exemplaire de l'édition complète qu’il vient de publier de cet ouvrage, je dois lever les ordres que j'ai donnés relativement à la traduction qu'il a faite du même passage, et aux éditions qu'il a publiées.

Agréez, etc.

L'affaire de la tache d'encre se termine enfin, le 41 février 1811, par la remise solennelle qui est faite à del Furia des deux pièces. Un chef de division de la préfecture de l’Arno, délégué à cet effet par le baron Fauchet, se rend à la bibliothèque Laurentienne.

« Ayant trouvé, dit le procès-verbal, M. del Furia, bibliothécaire de la bibliothèque Saint-Laurent, dans le bureau qu’il occupe près de cet établissement, nous lui avons remis la lettre que M. le Préfet lui a écrite le 9 du présent mois pour l’informer de notre mission et avons déposé

clamé dans cette lettre est un de ceux de l'édition complèle. Or il y eut malentendu; ce que remit Courier ce fut une édition du fragment inédit avec la traduction latine d’Amati, ainsi qu'il résulte

de la lettre de M. de Tournon au Directeur général de la Librairie en date du 23 janvier 1811.

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