‹ La Jeunesse de Philippe-Égalité:Chapitre 10 sur 114 · D'ARGENSON, IT · texte numérisé non relu

D'ARGENSON, IT

5 Besenva, éd. Barrière, 73 sq.

5 Luyxnes, VI, 424 et IX, 462.

7 Voy. le Livre Journal de Lazare Duvaux, 6d. Louis Courajod. Paris, 1873, 2 vol. in-8°.

* Luvnes, VIL, 223 et VIII, 364, 427.

son égalité; n’aimant point la gène, il ne gênait personne.

Il s’accordait avec sa femme pour prodiguer fêtes et réceptions; Saint-Cloud devenait de nouveau, comme au temps de Monsieur, le palais des délices. Toute la belle jeunesse s’y rendait de Paris, par série de plus de soixante personnes. Plusieurs jours de suite, on y donnait la comédie et des soupers de cent couverts. À Paris, ils tenaient de même la. plus noble cour, présidant à un jeu effréné ; ce train somp- -tueux endettait la Maison d'Orléans. Magnifiques dans les grands spectacles, dans les dépenses qu’il ne voyait point, mais avare de son argent de poche, Louis-Philippe se retirait parfois du jeu avec un gros gain!. À ce jeune prince longtemps retenu, cette fièvre d’amusements ne suffisait pas. Quand il fut délaissé par sa femme, il se rua dans les plaisirs, courant les ruelles et les filles, passant trois ou quatre nuits de suite sans se coucher, maltraitant sa santé commeses affaires. En mars 1755, ce viveur de trente ans souffrait d’une grosse attaque de goutte et son médecin le prévint que s’il ne réglait pas ses mœurs, la faculté ne répondrait plus de ses Jours?.

Ainsi vivaient les parents du jeune duc de Chartres, tandis qu'il poursuivait son éducation sous la direction cérémonieuse du chevalier de Pons.

… De Monsieur, frère de Louis XIV, à son arrière-petit-fils, Louis-Philippe le Gros, les princes d'Orléans, malgré les différences individuelles, gardent un air de famille très frap- pant. Soumis de père en fils à la même destinée, entraînés aux mêmes espoirs, chagrins des mêmes déconvenues, ils se ressemblent de gestes et d’attitude. A la parenté du sang se joint la parité du destin qui façonne sur des circonstances identiques tempéraments et caractères et leur impose un uniforme.

[ls partagent leur vie entre ia guerre et les plaisirs, selon

? Luynes, XI, 340.

? D'ARGENSON, VI, 153 et VIII, 442.

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