‹ La Jeunesse de Philippe-Égalité:Chapitre 3 sur 114 · PRÉFACE A · texte numérisé non relu

PRÉFACE A

de classer les personnages d'autrefois en aimables et en horribles : nombre de ceux que loue la mode historique furent insupportables à leurs contemporains, tandis que d'autres, aujourd'hui réprouves, furent charmants à vivre. Ils ne sont devenus odieux que dans la suite, par passion politique. Tel a été le sort de Louis-Philippe-Joseph, dit Egalité.

Plaise donc au lecteur de ne chercher ici qu'un homme, décrié pour avoir bravé l'opinion d’une bonne part des privilégrés, ses pairs, un homme sans plus avec ses travers, ses agrements, sa faiblesse sous le poids d’un nom qui l’excède. Sans doute le or -t-on peu fait pour l'ambition, et moins riche de moyens qu'on ne le suppose d'ordinaire, puisque cette fortune d'Orléans, cette fameuse fortune qui passe pour avoir payé au moins les premiers frais de la Révolution, — comme si elle avait pu survivre intacte à l’ancien etat de choses ! — était déjà obéree entre les mains du duc de Chartres, réduit dès 1780 à, écorner l'apanage, inaliénable en droit.

Neuilly-sur-Seine, ce 30 septembre 1925. ‘ A. B.

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