‹ La Jeunesse de Philippe-Égalité:Chapitre 31 sur 114 · SIRE · texte numérisé non relu

SIRE

Nous avions été jusqu’à présent, mon fils et moi, persuadés que l’ordre rigoureux qui nous tient éloignés de la personne de Votre Majesté n'avait d'autre motif que notre réclamation. Pénétrés de douleur d’être depuis près de deux ans dans votre disgrâce, il nous restait du moins la consolation que nous donnait la pureté de nos intentions. Il ne nous est plus permis de douter que Votre Majesté regarde cet acte de notre part comme une désobéissance. Cette idée est trop affligeante pour que nous ne cherchions pas à nous justifier. 1

Elevés près du trône, dévoués à la personne de Votre Majesté, comblés dans tous les temps de ses bontés, nous vous ayons donné

{ Lettre de l'abbé de Breteuil, 10 janv. 1773. Journ. hisior., 30 déc, 1772; Nouv. extraord., 8 janv. 1773. Voici la note de la Gazette de France du vendredi 1* janv,

De Versailles, le 30 déc. 1772.

Le duc d'Orléans et le duc de Chartres, ayant écrit une lettre au Roi pour assurer $. M, que leur intention a été et sera toujours de soumettre leurs démarches à ses volontés, Elle leur à accordé la permission de se présenter devant Elle et ils ont eu l'honneur de Lui faire leur révérence le 29 de ce mois, ainsi qu’à la Famille Royale.

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