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. quet de grandes danies y recevait l'initiation maçonnique.
Le
Mäis la duchesse de Chartres cède les honneurs à sés deux
-belles-Sœurs : à la duchesse de Bourbon, proclamée grande . maîtresse des loges d'adoption, dans une logé extraordinaire
tenue au Vauxhail du sieur Torré à la fin de l'hiver 1776, à la princesse de Lamballe, nommée grande maîtresse de toutes
les loges écossaisés régulières de France le 40 janvier 1784.
L’allocution du comte de Sesmaisons, colonel au régiment de Royal Roussillon, chargé d’instruire les illustres sœurs, le 5 février 1718, dans la 26° assemblée de la loge d’adoption de la Candeur; nous donne le ton de cés séances :
Nos constitutions imposent à nos Sœurs trois devoirs pé-
” nibles: {ravailler, obéir et se taire. Nous prendrons pour nous
une partie de leurs obligations : qu elles travaillent à notre Bonheur, qu’ellés obéissent À nos cœurs, nois nôus thiargerons de hous aire.
Chaque loge d'importance jugeait convenable de tenir une logé d'adoption, au sortir des travaux sévères de l'atelier. Elles se muaient à l’envi en clubs mondains qui avaient leur orchestre ou harmonie et leur personnel de frères servants : coricierges, décorateur, messager, etc: Ges loges d’adoption, d’où la galanterié bannissait la fatigue et l'ennui, étaient prétexte à divertissements dont les nouvellistes consighaient le programme : illumination, cohceft, opéra-comique où proverbe avec couplets de circonstance et bal dont le bénéfice revient aux pauvres. Lies cotisations, lés quêtes et les
-amendés sont employées en bienfaits : prix de vertu ou récom-
pense d'actes de courage; délivrance de prisonniers pour dettes et en particulier de pères de famille endettés pour mois de nourrice, dotation de pauvrés filles; mise en apprentissage d’enfants d’ouviiers.
A cette extension mondaine, qui rassurait les ministres et la police, l’ordre HALO avait gagné de paraître au grand jour et de pouvoir s'associer, comme un corps toléré; aux joies et aux deuils publicsi, Dès 1771, les francs-maçons
{ « La police surveille encore ces sociétés mystérieuses qui; Sous prétexte de franc-maçonnerie, pouvaient devenir datiäereusés à l'ordre,
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anglais n’avaient-ils pas demandé au Parlement d’être recon- 4 nus et autorisés comme tous les autres corps de l'Etat? Ils ; faisaient valoir leurs ressourcés, suffisantes pour bâtir une 1 loge qui embellirait la capitale et pour établir une fondation » d'utilité publique. La requête eùt été admise, sans l'opposition ë des frères de la Chambre Haute qui craignirent que cette … publicité ne fit dévier la maçonnerie‘. À cet exemple, les loges françaises manifestent leur « patriotisme ». Le 43 juillet 1779, la Triple Espérance de Saint-Malo propose l’armement aux frais de l’ordre d’une frégate de 40 canons ; la loge | la Candeur reprend le projet en 1781 ; le vaisseau, nommé le « Franc-Maçon, devait ètre monté par des officiers maçons et «
commandé par un capitaine maçon. La Mère-Loge du rite … écossais philosophique rejeta le vœu comme contraire aux principes de l'institution maçonnique (2 janvier 1782). En « novembre 1783, lors du voyage à Bordeaux du comte d’Artois, la loge bordelaise l’Amatre votait une somme de 200 livres * pour être distribuée en gratification aux gens de mer sur le H visa du comte d'Estaing ; elle créait à perpétuité le fonds |
nécessaire à l'éducation de trois orphelins matelots.
Mais l’autorité que l’ordre tenait du mystère n’avait pu résister à cette ostentation et à ce goût de l’amusement. Il se décréditait auprès des esprits graves. Tel nouvelliste traite de « gaieté » la maçonnerie d'adoption, tel autre parle de la : « dégénérescence » de l’ordre et s’étonne que Voltaire s’en soit laissé imposer par les (« pompeuses niaiseries » du spectacle que lui offre pour sa réception la loge des Neuf-Sœurs. À quoi bon, songeaient les profanes, tant de secret, de signes et de symboles, lorsqu'on ne se rassemble que pour le plaisir ?
Au sein de l’ordre même, certains frères, dont l’esprit sectaire boudait contre les distractions, déploraient que la société, en s’agrégeant des princes et des femmes, füt tombée en
public... enfin, ces assemblées étant plus connues et les loges étant 3 ouvertes aux plaisirs de la société et aux douceurs de l’amitié plutôt qu'à des pratiques superstitieuses ou à des orgies tumultueuses, la police a modéré ses poursuites el paraît moins autoriser ces loges que les tolérer, en s'assurant qu’il ne s’y passe rien de contraire aux mœurs, à la religion et au gouvernement. » nes Essarts, Dict. univ. de police, 1, 4, 1787. ” | { LALANDE, op. cit. De !