‹ La Jeunesse de Philippe-Égalité:Chapitre 78 sur 114 · ARS CET · texte numérisé non relu

ARS CET

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pas de lasser avec le temps l’impitoyable étiquette. Son rève

eüt été de recevoir la Reine chez elle, ne füt-ce qu’un instant.

Marie-Antoinette passait sous les fenêtres de Sainte-Assise quand elle se rendait par eau à Fontainebleau. En 1784, Sa Majesté consentait à emprunter pour son voyage le yacht du duc d'Orléans, mais ne lui faisait point la grâce de se reposer dans le château de sa femme. Le 10 octobre 1785, la Reine s’embarquait à Choisy, sur une magnifique galiote, construite et ornée pour son plaisir, et qui, halée par seize chevaux, devait remonter La rivière jusqu’à Valvins. La veille de ce départ arrivait à Sainte-Assise une caisse et une lettre adressées à M": de Montesson ou en son absence à M# le duc d'Orléans. La eaisse contenait un très beau filet de gaze, garni de guirlandes en fleurs et tissu d’or et d'argent. Il mesurait cent quatre-vingts aunes de long, de quoi barrer le fleuve pour prendre galamment au passage la royale sirène et l’obliger à la halte. Le duc d'Orléans, se méfiant, retourna le tout au lieutenant de police, avec prière de le rendre à l’envoyeur. Monsieur, à cette nouvelle, se trahit, en s’écriant d’un ton piqué : « Avec tout leur esprit, qu’ils sont bêtes à Sainte-Assise !! » |

L'existence que M"° de Montesson avait arrangée à son mari pouvail passer pour « le chef-d'œuvre des JjJouissances sociales? » puisque, de sa condition princière, il ne retenait plus que les avantages, Avait-il jamais assumé lui-même la moindre affaire, la moindre responsabilité? Vingt-quatre ans durant, il s’était reposé sur son chancelier, l’abbé de Breteuil, de la lourde administration de la Maison ; quand ce fidèle serviteur mourut, il se trouvait déjà remplacé par Bellisle, son adjoint en survivance, que le duc avait présenté à Leurs Majestés dès le 21 janvier 1781. Le prince fainéant ne prenait même pas la peine d'écrire les lettres qui devaient être de sa main. Mandant ses ordres à de Mary en mars 1781, il lui recommandait de répondre au roi d'Angleterre, George LIT, comme à l'ordinaire, et d'adresser ses condoléances à quelque princesse. « Ces lettres doivent être de ma main, observait-

4 Bach,, 26 oct: 1785, 2 Mme px CHasTenay, Mém., I, 93

il; par conséquent il faut qu elles soient écrites et signées en | contrefaisant mon écriture, comme cela s’est toujours fait, et je parafe la minute que vous m’apporterez{. »

Mais la quiétude du bonhomme dépendait encore de ses enfants, qui rappelaient plutôt, par leur impatience à porter le joug des mœurs, l'indépendance d’esprit et la franchise d’allures de leur mère. Si le duc de Chartres avait rencontré la femme tendre et docile qui lui convenait, sa sœur était entrée au Palais-Bourbon dans l’antre de la noise’. Le ménage de sa fille était devenu aussitôt pour le duc d’ Orléans une source de tracas, qui avaient mème précédé les embarras financiers de son fils.

Le duc de Bourbon, Amoureux de quinze ans* à peine, qui avait dù enlever sa femme au lendemain d’un mariage prématuré, n’avait pas tardé à la négliger pour les filles de l’Opéra et les dames de’ son entouragé Toute mignonne et pimpante, la jeune duchesse n’avait qu’un tort, celui d’être de six ans l’aînée de son mari. Cœur tendre, mais tête vive, elle n’entendit pas être dupe. Jalouse et curieuse par jalousie, elle épia, compta les infidélités de l’époux. Des scènes violentes dans l'intimité, des éclats en public, et (après la naissance du duc d’Enghien, 2 août 1772, qui ne changeait rien à la manière d’être du père), les coquetteries et les intrigues auxquelles s’abandonnait la duchesse, par ennui autant que par dépit, désunirent sans retour les deux époux. Dans l’été de 1773, la jeune femme gardait à peine une illusion de bonheur. « Je vois approcher le 1° août, mon cher papa, avec bien du plaisir, écrivait-elle de Chantilly où elle se sentait comme reléguée. Je me fais une fète de me retrouver avec vous et dans un lieu qui vous appartient. Si je ne vous eusse jamais quitté, je n’aurais pas éprouvé tous les chagrins que j’ai eus et dont je ne suis peut-être pas quitte. » Elle se retournait vers son’père, qui appartenait à sa belle-mère (car à Villers-Cotterets comme à Chantilly régnaient tous les inconvénients du

!‘ Rev. des autogr., Ve G. Charavay, déc. 1901. * Me DE CHASTENAY, Mém., I, 95.

* Comédie de Laujon, jouée le jeudi 18 avril 1771 Fe les Comédiens Italiens. =

LES DERNIÈRES ANNÉES DE LOUIS-PHILIPPE LE GROS LU te

veuvage), vers son frère, qui lui rendait gentiment sa tendresse, autant que le permeltait sa légèreté et son plaisir, vers son amie la vicomtesse de Lavai, qui éprouvait sa part de chagrins conjugaux. Quelques lettres, interceptées alors par le cabinet noir!, nous montrent dans le tête-àx-tête les deux amies, le frère et la sœur, le père et la fille. Aucun ne perd à cette divulgation: le sentiment de famille, si humain, si nôtre, qui les possède, nous touchera toujours. Mais seule la princesse nous retient, nous attache, en se peignant ellemême avec une rare sincérilé, en découvrant à notre surprise, parmi ces ombres frivoles, une réelle personnalité digne d’un souvenir.

Cette petite Mademoiselle d'Orléans apparaît à la fin de

l’Ancien Régime comme l’extrème fleur de la Maison, for- . mant bouquet à elle seule des vertus, des talents et des défauts

du lignage. L'éducation sérieuse, qu’elle recevait à l’abbaye de Panthémont par les soins de la marquise de Barbantane et de M”° Esmangart, lui rendait le fonds de piété et de vertu qui avait armé ses aïeules et réveillait chez elle tous les talents et les curiosités qui avaïent orné le Régent. Bonne et gourmande comme son père, mais entière comme sa mère et son frère et friande à leur exemple d’imprévu et de divertissement, aussi faible et indécise qu'eux tous, voire même un peu fantasque, elle devait se réfugier, au bout de ses erreurs et de ses chagrins, dans la dévotion et le mysticisme de son grand-père, Louis le Génovéfain. Par charité, elle y joindra, volontiers guérisseuse, le goût et la pratique des sciences occultes, magnélisme et mesmérisme, et professera par renoncement le républicanisme*.

Le charme de cette figure originale lui vient d’une fran-

chise toute unie. Elle se laisse voir telle qu’elle est, se livre,

se confesse sans fard dans l’inconstance de ses esprits, avec la netteté, la sincérité d’un miroir. Sa grâce défie l’impudence ; elle épanche par écrit ces aveux les plus intimes qu’on ne murmure qu’à soi-même dans le secret de la cons-

2 AC Hir:tFrance319.

2 Mr d’Oberkirch, confidente de la duchesse, l’a peinte avec sympahie. Mém., t. IL, p. 15 sq.

cience, La simplicité, la transparence de cette âme REASIE forcent l’estime la ‘plus rêche, ;

La voici à sa toilette, étudiant son visage, ses mines #: son humeur, toute sa personne des pieds à la tête, cherchant le secret de retenir un mari aussi maussade que volage. Elle reconnaît qu’elle loge en elle deux sœurs jumelles, insépa-

rables et cependant contraires, malgré leur ressemblance,

« deux mensonges en une vérité », la duchesse des bons jours et celle des mauvais jours. L'une, dans sa gaîté folâtre,

faisait valoir de jolis traits, beaux yeux bruns aux larges.

paupières, sourcils dessinés au pinceau, bouche petite et vermeille, nez mutin, menton à fossette et les beautés menues d’un corps délicat, vif et leste: gorge bien faite, bras ronds, mains blanches et adroites, petits pieds, jambes de biche. Elle respirait toute la vertu d’un cœur aimant, prodiguait

sans y penser les dons d’un esprit droit, pénétrant et piquant,

déployait maints talents: elle dansait, jouait du forte-piano

et de la harpe, chantait, dessinait et peignait, jouait la comédie et surtout l’opéra-comique, avec sentiment. Ainsi, sans qu’elle fùt belle au physique ni parfaite au moral, elle captivait et faisait tourner les têtes.

Mais, sous la piqüre de la méfiance ou de la jalousie, ? à me moindre déconvenue, les yeux d’un brun foncé devenaient durs, le teint s’échauffait, bourgeonnait et toute sa personne, enlaidissant à vue d’œil, déplaisait dans le détail autant que dans l’ensemble. Les talents, raidis, sentaient la prétention, sa conversation tournait à l’aigre. Il ne restait plus qu’une étourdie tranchante, bizarre, farouche, insociable, prête à devenir la jfable des gens sensés, bref « l’être le plus désagréable par sa figure et le plus insupportable par son caractère et son esprit », se rendant compte de cette alternative, et d'autant plus morose ou sémillante qu’elle von rai ou jouissait de la métamorphose !,

€ Vous me demandez des nouvelles de mes esprits, écrivait-elle à sa confidente le 29 août 1772, J’en suis assez contente aujourd’hui ; peut-être que demain, il n’en sera pas de

‘ Corresp, entre M*° de B. [Bourbon]et M, R, FRutens sur leurs opinions religieuses, Barcelone, 1812-1813.

même. Vous savez qu'ils sont rarement deux jours de suite dans le même état, » Trompée dans l'amour ardent qu’elle portait à son mari, les inconséquences de son humeur ne firent que croître. Plutôt que d’endurer son indifférence, elle s'attache à provoquer son aversion. Elle exige avec éclat le congé de M”° de Canillac, sa dame d'honneur et son amie, qui avait répondu au caprice du duc de Bourbon. Le jeune prince cède, mais quelle rancune ! « Je lui pardonne son ressentiment, avouait la duchesse à son père, et comme j'avais calculé dessus en me l’attirant, il ne m'étonne ni ne m'afflige ». Cette animosité féminine se réveillait au bal de l'Opéra (mardi gras 1778), lorsque l’amie trahie apercevait sa rivale au bras du comte d'Artois et suscitait l’orage de cour qui troublaït tout Paris et eùt prolongé le scandale, sans le rappel de l’ambassadeur d'Angleterre, qui faisait événement dès le lendemain. Après avoir eu d’abord raison dans le fond, la duchesse se donnait tort dans la forme. Bientôt même, elle violait à son tour la foi conjugale. Dans urre société toute au plaisir et à la galanterie, cette tendre jeune femme à l’abandon se trouvait à la merci des consolateurs. « Je crains en même temps que je désire de me détacher de M. le duc de Bourbon, observait-elle le 29 novembre 1771. Je ne puis trop définir l’état actuel de mon âme: il me semble qu'il n’est pas fait pour durer et que quelque événement m'en fera sortir. Je ne sens pas que ce doive être quelque chose d’heureux. » Par ennui et besoin d'affection autant que par dépit, elle fit l’expérience du caprice avec le chevalier de Coigny, dit-on (4773), celle de l'amour avec le chevalier de Roquefeuil, (1775), fils aîné du vicomte de Roquefeuil, son écuyer et chevalier d'honneur, chef d’escadre et ancien gouverneur du prince de Lamballe. Elle comptait vingt-cinq ans ; il en avait dix-huit, vrai chérubin dont elle fixa la jeunesse. Blle-même a dépeint, à l’approche de la soixantaine, les délices du romanesque amour, dont elle avait goûté les douceurs et les délicatesses plus que les emportements et les fureurs!. Une tradition de famille prétend même qu’une fille serait née de

4 Opuscules ou Pensées d’une âme de foi sur la religion sineenne, [Barcelone], 1812.

celte liaison, Adélaïde-Victoire Damassy, celle-là même que « la princesse maria, vers mars 1792, avec Joseph-Antoine Gros, secrétaire de ses commandements.

Mais ce bonheur était traversé de remords, de contretemps, de soupçons, de trop justes alarmes. Garde-marine, enseigne, puis lieutenant de vaisseau pour sa belle conduite au combat de la Surveillante (6 octobre 1719), Alexandre de Roquefeuil se noya le 22 août 1785 dans le port de Dunkerque, en regagnant sa corvette la Cérès. L’amère douleur de la duchesse de Bourbon, son désespoir dans sa solitade morale ne s’apaisèrent qu’au sentiment de la grâce divine. |

Alors Le duc de Bourbon, « votre hibou » écrivait le duc de Chartres à sa sœur, « l’homme des bois » disait elle-même la duchesse, avait déjà rompu publiquement avec une épouse décidément. trop spirituelle pour ses goûts et trop incommode à ses libertés. Homme de cheval, chasseur et danseur, il tenait de préférence dans la comédie les rôles muets. Pourtant à l'automne de 1780, il avait consenti à apprendre avec son père et M”*° de Monaco un proverbe de la composition de la duchesse, quand chacun s’aperçut, au lendemain de la représentation, qu'il s'était joué lui-mème. Ce père. noble, dominé par une femme autoritaire qui n’était point sa légitime épouse, n’était-ce point le prince de Condé, soumis à M"° de Monaco? Le jeune seigneur, épris d’une fille de peu qui, tout en acceptant sa flamme, gardait un perruquier pour amant, n’était-ce point le duc de Bourbon, alors lié avec la Michelot, qui (selon la fable publique) chérissait encore son coiffeur ?

Cette fois, le ressentiment du mari dépassa ce qu'avait escompté la malice de l’épouse. La duchesse de Bourbon avait été passer quelques jours à Paris ; elle se disposait à regagner Chantilly, quand elle reçut du duc cette lettre brutale comme un congé. « Il est inutile, Madame, que vous preniez la peine de venir nous trouver, parce que vous déplaisez . autant à mon père qu'à moi et à la société!. » (28 octobre 1780)

Révoltée sous l’outrage, la duchesse voulut se retirer aus-

‘ Arch. Bast,, 10,169, fe 472.

pi

sitôt chez son père qui tenta d’abord une conciliation. Cette querelle de ménage fut portée devant Maurepas, devant le Roi lui-même. Mais les deux parties étaient trop animées l’une contre l’autre. D'ailleurs le duc de Bourbon, par dérision pour l’épouse légitime et en témoignage de la fidélité de sa maitresse, osait faire baptiser sous son nom la fille que venait

de lui donner M" Michelot, dite Mimi. L'enfant était tenu sur - les fonds baptismaux par le maréchal de Soubise, grand-père

du jeune duc, au nom et à l’insu de M'* de Condé 1.

Le duc d'Orléans dut donc négocier, bien à regret, la séparalion du ménage si mal assorti: il fallut convenir de la pension que la Maison de Condé devrait verser à la jeune femme pour qu'elle püt tenir son rang, des visites que la mère pourrait rendre à son fils, le petit duc d'Enghien. C’est alors que le chef de la Maison d'Orléans écrivit à la duchesse de Polignac cette requête, qui atteste à la fois la haute faveur de la nouvelle duchesse et la posture de solliciteurs où en étaient réduits Les princes du sang.

du Raïincy, ce samedi au soir [9 décembre 1780].

Al

Vous m'avez accoutumé, Madame la Duchesse, à compter sur votre amitié : je la réclame encore dans ce moment si important pour moi, puisqu'il va décider du sort de ma fille. La Reine m’a témoigné tant de bonté et d’intérêt dans cette circonstance que c’est en elle que je fonde tout mon espoir.

J'ai eu l'honneur de l’instruire des conditions que j’ai cru devoir présenter à M. le Prince de Condé : Elle les à approuvées. Son suffrage a ajouté un grand poids à ma propre opinion, je ne puis donc ni ne dois retrancher aucun point de mes demandes.

Dans la conversation que j'ai eue hier avec M. le Prince de Condé il m'a dit que l’état de ses affaires ne lui permettait pas de donner à ma fille les cinquante mille livres de rente que j’exige qu’il ajoute à ses biens dont il lui rend la jouissance, mais en même temps il est convenu que le Roi devait être notre arbitre. M. de Maurepas s’est chargé de prier Sa Majesté de nous accorder une audience mardi prochain. Il faut que le terme soit aussi rapproché pour que je puisse me déterminer à importuner la Reine dans un moment si pénible pour son cœur?. Mais je connais trop sa bonté

1 Bach., 16 nov. et 1°* déc. 1780.

: La nouvelle de la mort de Marie-Thérèse (29 nov.) était parvenue le 7 déc. au matin.

pour n'être pas cértain qu'Elle voudra bien disposer le Roi à décider par ses ordres lé Prince de Condé. É

Il faut, Madame, que j’entre avec vous dans quelques détails: : païdon de vous causer cet ennui. Le revenu de ma fille he monte qu’à deux cent trente huit mille livres de rentes (y compris la pension du Roi), déduction faite des impositions et des charges. Les dépenses indispensables auxquelles elle sera obligée annuellemént sont fort au delà de ce revenu et rendent absolument nécessaire le supplément dé cinquante mille livres de renté que je demande à M, le Prince dé Condé. 4

Il prétend que le mauvais état de ses affaires le force à le refuser, il en doit mettre la preuve sous les yeux du Roi; mais il faut convenir qu'il est à peu près le maître de dire sur cela ce qu’il lui plaira.

Sans discuter sur ce point, il est ün-moÿen de subvenir par les bontés du Roi, sans que M. le Prince de Condé puisse se plaindre. Sa Majesté lui doit un dédommagement pour la suppression des droits casuels de la charge de Grand Maître ; le Roi ne pourrait-il pas lui accorder une somme au-delà de.celle qui lui appartient à toute rigueur ét, sur la totalité du traitement, Sa Majesté lui ordonnerait de payer à Madame la Duchésse de Bourbon cinquante mille livres de rentes effectives qu’elle toucherait sur ses quit- : iäances au trésor royal. Il est à présumer qué, indépendamment de la circonstance acluelle, le Roi lui accorderait un traitement plus favorable que celui qui lui appartient strictement. Il ne s’agit donc que de faire tourner cet arrangement au profit de ma fille dont le malheur doit inspirer de l’intérêt à Sa Majesté.

Celui que la Reine a eu la bonté de me témoigner pénétfé mon cœur de la plus sensible reconnaissance, et j’ai espoir qu’elle ne m'abandonnera pas dans une occasion où mon bonheur est essentiellement lié à celui de ma fille. Servez-moi d’interprète auprès de Sa Majesté, Madame ; soyez persuadée de la tendre amitié que j'ai pour vous et du plaisir que je {trouve à vous en renouveler l’assurance. È

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