‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 133 sur 183 · NAN · texte numérisé non relu

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qu’elles s’expliquent par la nécessité où il se trouve d’expliquer à son

lecteur les idées qui y sont exposées.

Notons toutefois que toutes ne sont pas superflues et se justifient par la clarté qu’elles jettent sur le texte au moyen d’images saisissantes.

Certes, il y en a qui sont franchement mauvaises à cause de leur étran- - geté : celles où il compare les Guelfes à des algues et les Gibelins à des rochers (196), mais d’autres sont ‘quand même utiles qui, de prime

Half turned to earth and flowers ; and thro’ the haze (Save where some slender patches of grey maize

Are to be overleaped) that boy has crost

The whole hill-side of dew and powder-frost

Matting the balm and mountain camomile :

Up and up goes he, singing all the while

Some unintelligible words to beat

The lark, God’s poet, swooning at his feet,

So worsted is he at « the few fine locks

Stained like pale honey oozed from topmost rocks Sunblanched the livelong summer all thafs left

Of the Goito lay ! » (VI-vers 849-866.)

(95 bis) Voir pourtant $ 10 : « Langue et Style de Browning. Images et Méta-

ARARARARA A À À

phores. » ) QUE HS : : :

(196) Livre I, vers 216-231.

abord, paraissent du pur rembourrage, lorsque par exemple il nous parle des chroniques de la grande maison d’Este :

« Commencées au moment où quelque vieux moine, exaspéré « d'être confiné aw fond d’une cellule sordide, loin des douceurs « de l'été lorsqu'il se sentait encore plein de vie et de santé, et « terminées lorsque le Prieur, s'approchant de sa paillasse, s’ef- « força, au milieu des exhortations des autres frères, de tirer du « Père Porphyre, à l'esprit décrépit, la raison pour laquelle il avait « cru devoir effacer dix lignes placées jadis en tête de leur charte « accordée par Hildebrand. »

Ainsi, à quelques exceptions près, Browning les introduit toujours à bon escient, comme c’est le cas ici, — pour bien fixer la couleur locale de l’époque, — soit pour fixer l’attention du lecteur sur l’idée à laquelle il attache le plus d'importance (197). Ainsi l’on voit le rôle si utile que joue l’image dans la description faite de la lumière primitive :

« Née avant les astres, elle s'était mise à traverser toute seule « le ciel, pareille à une rivière, jusqu’au jour où, le chaos se bri- « sant en éclats et les sphères se trouvant projetées éparses, aveu- « gles, elle se réfugia en elles, et par là se trouva absorbée et privée « de la place qui lui était due. » (198).

Il en est de même, dit Browning, d’une âme qui se donne trop facilement à des objets de beauté qui l'entoure ; elle perd du coup sa propre personnalité.

Quelquefois la digression s’étend davantage, par exemple dans

(197) « Chronicles. commenced when some old monk « Found it intolerable to be sunk « (Vexed to the quick by his revolting cell) "DR « Quite out of summer, while alive and well ; « Ended when by his mat the prior stood, < Mid busy promptings of the brotherhood, « Striving to coax from his decrepit brains « The reason Father Porphyry took pains FRE « To blot some ten lines out which used to stand ; « First on their charter drawn by Hildebrand. » (Liv. 14300-309.) Voir $ 8 : Le Côté Historique et la Couleur Locale. | (198) « Light had birth ere moons and sun, FÉ $ « Flowing through space a river and alone, « Till chaos burst and blank the spheres were strown « Hither and thither, foundering and blind :

« When into each of them rushed light, to find « liself no place, foiled of its radiant chance. » (Liv. 1-517-522.) he

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