‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 135 sur 183 · TWITCH IN THE LEAST THE ROOT-STRINGS OF THE WHOLE · texte numérisé non relu

TWITCH IN THE LEAST THE ROOT-STRINGS OF THE WHOLE

La caractéristique de Browning àcet égard c’est celle des natures qui sont portées à se confondre avec l’objet même qu’elles aiment.

« À need to blend with each external charm «< Bury themselves, THE WHOLE HEART WIDE AND WARM, « In something not themselves ; they would « Belong to what they worship. » (I-vers 508-512.) (202).

Browning en effet a les défauts de ses qualités. S’il n’avait pas

« Its parent tree. >» (I1-965-73.)

to the païtern on the pavement and the weather on the day of her decease, » etc. !

rh

Browning se soit aperçu lui-même du défaut qu'on lui re-

He expended to himself again

As that thin seedling spice-tree, starved and frail Pushing between caf®s head or ibis’tail

Crusted into the porphyry pavement smooth —Suffered remain just as it sprung to soothe The Soldan’s pining daughter, never yet

Well in the chilly green-glazed minaret—

When rooted up, the sunny day she died,

And flung into the common court beside

Here is everything. The girl—her health, parentage, home and death, down

(202) Si on compare telle image de Browning avec telle autre de Donne, ou même de Shakespeare, on voit qu’elle n’est pas plus confuse ni plus alambiquée. Prenons un seul exemiple tiré d'Antoine et Cléopâtre : Acte IV-9 :

où les métaphores se suivent d’une façon assez incohérente.

O Sovreign mistress of true melancholy,

The poisonous damp of night dispunge upon me,

That life, a very rebel to my will, = $ May hang no longer on me : throw my heart

Against the flint and hardness of my fault ;

Which being dried with grief, will break to powder,

And finish all foul thoughts. »

Von À rs

cette faculté d'analyse poussée à un tel degré, il ne serait pas le psychologue pénétrant qu’il s’est montré. A vrai dire, il ne fait par là que reproduire la complexité de la vie elle-même. Son style déborde de la vitalité intense qui l’anime, lui. Peut-on alors dire que cette façon d'aller au fond des choses soit uniquement et entièrement un défaut ?

$ 8. — LE COTÉ HISTORIQUE LA COULEUR LOCALE ET LE POINT DE VUE LITTÉRAIRE

A) Le côté historique

Nous avons vu précédemment que le poème de « Sordello » comporte deux parties distinctes :

a) l'étude du développement d’une âme ;

b) l’époque où se déroule l’action.

Browning dans la préface de 1863, donnait à entendre qu’il n’attachait qu’une importance secondaire à la partie historique. Bien que celle-ci soit plus négligeable que l’étude de l’âme du héros, nous ne devons pas la laisser entièrement de côté. En effet, il importe de voir quels faits constituent les éléments de la vie des personnages, et jusqu’à quel point ils sont conformes aux événements réels de l’époque.

Il déforme, par endroits, certains faits historiques, mais en connaissance de cause et pour les besoins de la thèse qu'il veut soutenir.

En effet, le but qu’il se propose est avant tout de montrer le développement de l’âme d’un poète de génie.

Pour cela il décrit d’abord sa jeunesse passée tout entière dans le château de Goïto, près de Mantoue. A vrai dire, il ne reste aujourd’hui aucune trace du château, qui, fort probablement, est en tout point fictif.

Par contre, les phénomènes sismiques survenus dans les environs

et auxquels il fait allusion ont réellement eu lieu (203).

Tandis que l'Histoire attribue à Sordello une naissance très humble, Browning lui donne pour père Salinguerra, le bras droit d’Ecelin, chef de la Maison illustre de Romano.

Mais il fallait, pour le besoin de la conception que Browning s’est

(203) En l’année 1222. « In mense Septembris in partibus Italiae universis terra tremuit durantis fere per unam horam. >» Rolandino, livre II, chap. 3.

faite du rôle joué par le poète, que sa véritable origine restât ignorée || au moins pendant sa jeunesse, vu que Browning avait à développer | sa thèse, à savoir, montrer comment cet enfant de génie, vivant soli- | taire, replié sur lui-même, privé du contact bienfaisant de ses sem- |

blables et de tout amour maternel développait uniquement sa faculté maîtresse : l’imagination, demeurait égoïste, insensible et manquait de jugement. Bref, il est la victime de l'ambition d’Adélaïde, femme d’Ecelin, qui l’a séquestré dans son château, à Goïto, près de Mantoue.

Elle craint que si Salinguerra découvre qu’il a vraiment un fils son ambition le poussera à profiter de la dégénérescence de son mari pour déposséder ses enfants à elle de leur succession à la Maison de Romano. Elle fait donc croire à Salinguerra que Retrude, sa femme, a péri avec son enfant lors de son expulsion de Vicence, ordonnée par Azzo, chef de la Maison d’Este ; en femme adroite, elle peut du même coup, entretenir la haine de Salinguerra contre celui-ci. Aussi Salinguerra, découragé, renonce à toute ambition personnelle, et se subordonne entièrement à Ecelin. L’énergie indomptable d’Adélaïde, les ruses et l’habileté du fameux homme de guerre rendent très vite, malcré les défaillances de son chef, la « Formidable » Maison (203 bis), redoutable entre toutes.

Mais brusquement Adélaïde vient à mourir. Ecelin, désemparé, se retire dans un couvent, à Oliero, et cherche par le mariage de sa fille et de ses fils avec ses anciens ennemis à faire la paix avec la Maison d’Este.

Cependant sa fille Palma, qui a connu Sordello lorsqu'il a triomphé d'Eglamor, ne se résigne pas à la chute de la maison de son père.

Aimant réellement Sordello, malgré son apparence chétive et ses déboires, elle lui propose de prendre, avec le secours de Taurello, la défense de la cause des Gibelins, révèle au grand guerrier que son fils n’est pas mort et qu’il n’est autre que Sordello lui-même. :

Browning peut ainsi amener la crise finale de son poème et repré-

senter le poète placé dans un cruel dilemme : il lui faut ou bien re-

noncer à Palma, aux projets que son père vient de concevoir pour lui, ou bien faire son devoir, qui est de prendre la défense du Peuple en se mettant du côté des Guelfes, et se sacrifier à la cause de l’'Huma-

nité. Il se laisse mourir de désespoir plutôt que de manquer à son.

idéal.

Apparemment, il n’a rien accompli, mais, dit Browning, il n'y ai

(203 bis) Voir Livre I-vers 991.

là qu’une apparence, ce qui importe ce n’est pas ce qu’accomplissent les hommes, c’est avant tout ce qu’ils ont tenté de faire qui compte.

Ainsi donc, l’histoire est partout subordonnée à la thèse que soutient Browning. Le Sordello de l’histoire n’a jamais passé sa jeunesse dans un château à Goïto, n’a jamais été séquestré par une marâtre, n'a jamais été tourmenté par des préoccupations humanitaires (204), non assurément, mais tout ce qui dans l’histoire de l’époque pouvait servir à mettre en valeur la thèse voulue par Browning a été par lui mis à contribution. C’est ainsi qu’il modifie certains détails (205) profitant de la diversité des légendes qui circulaient non seulement au sujet de Sordello (206) mais encore au sujet des faits eux-mêmes.

Aussi, à l’examen on se rend compte que Browning s’est documenté à fond sur les personnages qu’il voulait représenter dans son œuvre. Sa documentation, en effet, est aussi vaste qu’elle est variée et sûre. Si parfois il commet quelques erreurs, elles sont rares (207).

Nous avons déjà mentionné quelques-unes des œuvres dont il a fait usage (208). Entre toutes, ce furent les œuvres de Sismondi : Histoire des Républiques Italiennes et celles de Verci : Storia degli Ecclini, qui lui servirent le plus. Il puisa dans la dernière l’action essentielle du poème, à savoir le récit de l’expulsion en 1194 des Vivaresi (209) de Vicence par le parti des Maltraversi, à la tête duquel se trouvaient Pilio da Celsano et son fils le Comte Albert

Ses deux Comtes « Expulsérent les Vivaresi ; tous, jusqu'au dernier ; « Les Maltraversi harcelèrent la fuite d'Ecelin ; « Se moquaient de lui pendant qu'ils le suivaient. Lui, pour se venger,

(204) Sordello en réalité, ne joue aucun rôle politique, même dans le poème puisqu’il succombe d’avoir atteint au pouvoir qu’il aurait pu posséder : à ce point de vue tout est donc négatif, et par là en contradiction avec le genre narratif, qui, par essence, a besoin d’action.

(205) Par exemple en ce qui concerne Linguetta, première femme de Salinguerra : elle était la nièce de Guglielme. La seconde femme de Salinguerra, Retrude, eut en réalité cinq enfants, tandis que Sophie en eut un seul : Giacomo.

(206) Voir Livre VI, vers 822.

£ (207) Il confond (Livre Il-vers 422) St-Blaise avec St-Biasio. Il affirme (Livre II- 491) que Adélaïde de Suze fit don de ses biens à Mathilde Comtesse de Toscane. Aucune preuve ne reste du fait. II attribue à Sordello (Livre IV-vers 345) la croix que seul avait le droit de porter Ecelin, étant croisé. Il confond (Livre IV-vers 535) Mantoue avec Ferrare - et se trompe pour la mort d’Azzo.

(208) Page 69.

(209) Toutes les villes de l’Italie à cette époque étaient partagées en partis rivaux.

Taurello était le chef des Vivarsi dont le dernier représentant Guglielme, lui avait promis sa nièce qui fut enlevée par Azz0, d’où la haine que Taurello porte à toute la maison d’Este. (Browning confond Linguetta, nièce de Guglielme avec Marchesalla.)

« Mit le few à ieur quartier, bien que cette même nuit,

« Au milieu des flammes, naquit le jeune Ecelin,

« Fils d'Adelaïde, qui s’y trouvait aussi, tout juste arrachée

« Des mains de la populace exaspérée à ses trousses,

« Par un pauvre archer, lorsque s’aiguisa la crainte de son chef ; « Au centre du danger s’élança Elcorte,

« La sauva et périt : seul l'enfant de l’archer survécut

« Pour recevoir les remerciements. » (210)

Ici Browning s’écarte de l’histoire réelle en plusieurs points :

D’abord son héros Sordello n’est pas véritablement le fils de l’archer mais bien celui de Taurello et de sa femme Retrude (211). Adélaïde, femme d’Ecelin, fait croire qu’il est l'enfant d’Elcorte pour des raisons personnelles (212) qui deviendront apparentes seulement au Livre V. En attendant, elle feint de rester à Goïto en réalité pour pouvoir mieux surveiller Mantoue.

Il s’en écarte encore en ce qui concerne Sophia, seconde femme de Salinguerra, dont il n’eut qu’un seul fils : Giacomo : dans le poème elle est représentée comme lui ayant donné cinq enfants (213). Browning ne se contente pas de consulter Verci, il va plus loin, il contrôle même les historiens ou chroniqueurs que celui-ci a lus, par exemple Riccobaldini Ferrariensis qui lui fournit le récit de la capture de Taurello à Venise (214).

Il n’a pas mis moins de soin à se documenter au point de vue des événements généraux de l’époque, sur la lutte entre le Sacerdoce et l'Empire. Bien qu’il nous en donne des indications très rapides, et même trop brèves (215) son œuvre renferme l'essentiel de ce qu’il faut pour comprendre cette querelle de Empire et de la Papauté qui, à vrai dire, a rempli tout le Moyen Age. Chaque moment de la lutte revêt un caractère particulier résultant de la différence des temps et du tempérament des personnages qui s’y étaient engagés. Celui pendant lequel Frédéric Barberousse lutta contre Alexandre III marque en

(210) « Both her counts « Banished the Vivaresi, Kith and kin », etc. (II-322-seq.).

Voir Livre IV (vers 698-750) — La Biographie Universelle, que Browning consulte Rite dit : « Sordello naquit dans le Mantouan d’un pauvre chevalier nommé El orte. »

(211) Voir Livre V-vers 752 seq.

(212) En réalité, elle avait peur que Taurello ne vînt à rencontrer, tôt ou tard Penfant Sordello qui était son propre fils. À

(213) Livre VI-vers 730 seq. !

(214) « Sordello », VI-678.

(215) Roncaglia (« Sordello », I-vers 256 seq). e

réalité le début de l'Indépendance Italienne. L'Empereur en effet, cherchaït alors à atteindre le Pape, mais en s’efforçant de conquérir la Lombardie, il ne réussit qu’à faire cesser les luttes intestines qui décimaient les villes (216) de ce pays, et, en la poussant à se soulever contre lui, il créa du même coup un sentiment national dans toute l’Italie (217). Cest à quoi Browning fait allusion en plus d’un endroit dans son poème.

Très vite Barberousse comprit qu’il valait mieux concilier le Pape et ne pas contribuer à lindépendance des communes. Il y réussit mais le chef de la chrétienté à son tour s'étant aperçu de l’erreur qu’il com- - mettait se décida à rester momentanément neutre entre l'Empereur et

les cités soulevées contre lui. Puis, s’alliant peu à peu aux villes Ita- liennes, grâce à la ligue Lombarde, il finit à la longue par assurer sa - propre liberté en même temps que la leur. Certes, il lui avait fallu, à un moment donné accepter le refuge que lui offrit la France, mais, lorsque fatigué de la lutte, Frédéric consentit enfin à la paix, le Pape se trouvait de nouveau en possession de son ancien pouvoir. Il se montra conciliant, promit de lever l’excommunication lancée contre son adversaire, et le traita finalement « en fils soumis et fidèle ». | Ainsi le règne de Barberousse n'avait , malgré tout, servi qu’à donner à l’Italie le goût de l’indépendance, et rendait au Saint-Siège

son prestige d’autrefois.

Cependant le petit-fils de Barberousse, Frédéric II, qui réunissait | sous son autorité l'Empire d'Allemagne et le royaume de Sicile, allait - de nouveau menacer l'autorité pontificale et lui faire courir les plus grands dangers. Il rêvait d’unir l'Italie en un seul royaume, et de sou- mettre le Pape à sa suzeraineté. Il tenta d’émouvoir les autres souverains en leur faisant comprendre les dangers que représentaient pour tous les prétentions théocratiques du Saint-Siège, mais son appel resta - sans écho. La guerre qu’il fit à la papauté fut sans trêve et sans merci, mais se termina par sa défaite et la ruine de sa famille. Sa mort délivra Rome à jamais du danger Germanique.

Au moment où Browning commence son histoire, ce même Frédé-

ric II vient d’être excommunié par le Pape (218) pour avoir refusé de partir en croisade.

ANR AENENTA

(216) Grâce aussi à la nomination du « Podesta » dans les villes, chef suprême désigné pour gouverner, et choisi dans une ville voisine. (Cf. « Sordello », I-v. 151; IV-v. 535.) (217) La seconde ligue des villes Lombardes (la première avait eu lieu en 1167) se forma en 1226. Elle comprenait : Milan, Bologne, Plaisance, Vérone, Brescia, Faenza, Mantoue, Vercelli, Lodi, Bergame, Turin, Alexandrie, Vicence, Padoue et Trévise. (218) Voir « Sordello », Livre I-vers 200.

Browning s'était documenté non moins sur la lutte des Guelfes et Gibelins ; celle-ci devait son origine à Grégoire VII, qui, de moine (Hildebrand) qu’il était, devint en 1073 Pape, champion de l'Eglise (219). Interprète d’une foule d’idées élaborées par des Clusiens, il voulut reprendre l’œuvre de Grégoire le Grand. Homme d’action, il fit passer ces idées dans le domaine de la réalité, et assura l’indépendance Pontificale, réforma les mœurs du Clergé (220) en séparant le pouvoir spirituel du temporel.

Frédéric Barberousse , peu avant sa mort, avait fait épouser à son fils Constance, reine des Deux Siciles.

| A la mort de ses parents, Frédéric II (221) fut confié à la tutelle du Pape qui le soutint dans sa lutte contre son rival Othon IV (222) usurpateur du trône de Philippe, oncle de Frédéric IT.

De ce fait, le nom des deux partis — qui s’étaient respectivement rangés du côté de l’un et de l’autre —— fut transporté en Italie, dès que la lutte se dessine nettement entre Frédéric et le Pape : les Guelfes prenant fait et cause pour l’Eglise, et les Gibelins pour l'Empereur d'Allemagne, roi des Deux-Siciles.

Browning — dès le début de son récit, — situe les divers événements auxquels nous avons fait allusion plus haut :

« Frédéric portait la pourpre, et Honorius Trois occupait Le Saint-Siège (223).

« Telle était l’époque, son aspect et ses malheurs particuliers « au moment où le nouvel Hohenstauffen laissa tomber son mas- « que, arracha de son casque les feuilles de palmier de Jean de « Brienne, renonça à la Croisade, étant nullement disposé à four- « nir au remplaçant de saint Pierre l’occasion de reprendre ce « que l’on avait cédé à Othon et à Barberousse. » (224)

(219) Livre I-vers 200. Voir également plus haut « Les Personnages dans Sordello ». Voir « Sordello », I-vers 210 seq. : cf. « The trouble far and wide of Guelfs and Ghibelins, the Lombard hope ahid Rome’s despair », etc. (1V-302-317.)

(220) Browning y fait allusion (Livre IV-seq.). Voir son portrait tracé (Livre Vvers 160 seq.).

(221) Son père, Henri VI, mourut en 1197, et sa mère, Constance, en 1148.

(222) « Sordello », I-vers 198 ; 275 ; 11-912 ; IV-584 ; V-188.

(223) « The second Friedrich wore

« The purple and the Third Honorius filled « The holy chair. » (I-vers 79.)

(224) « Such the time’s aspect and peculiar woe,

When the new Hokhenstauffen dropped the mask Flung John of Brienne’s favour from his casque Foreswore crusading, had no mind to leave

St. Peter proxy leisure to retrieve

Par ailleurs, il fait, mais seulement en passant, de brèves et indispensables allusions à d’autres événements historiques, par exemple : À la décadence de l’Empire Byzantin ; Constantinople ayant été saccagée en 1204 par les Croisés :

< Wüitness a Greek or Two from the abysm. » (225)

Au début de la Renaissance Artistique en Italie :

« Beside the glow « And efflorescence out of Barbarism » (226).

A l’Astrologie, empruntée aux Arabes (227) (en passant de l'Espagne en Italie) :

« The Arab's wisdom everywhere.

| Aux divers arts des Arabes :

«< Like a dwarf-palm which wanton Arabs spoil »

« The Caliph's wheel-work man of brass »

A la fondation et à la croissance des deux Maisons Rivales d’Este (a) et de Romano (b) (228) ::

a) « Este at Padua who repulsed the Hun ».

b) « The gracefullest adventurer, etc.

A l’œuvre de Charlemagne (229) :

| « Serve thy frolic service Charlemagne ».

A celle d'Hildebrand (230) :

« See him stand « Buttressed upon his mattock, Hildebrand » etc. :

« Losses to Otho and to Barbaross

« Or make the Alps less easy to recross,

« And thus, confirming Pope Honorius’ fear,

« Was excommunicate that very year... » etc... (I-vers 194-210.) (225) 1-573.

(228) 1-241 ; 1-295 ; 977 ; II-845 ; III-243 ; IV-183 ; IV-65 ; 358, etc. (299) V-135.

Aux Pauliciens (231) ou « Paterini », comme on les appelait en Italie, secte religieuse qui ne croyait pas au pouvoir des prêtres, ni au Purgatoire, ni aux miracles.

Au Droit de Justinien (232) « The Pandects ».

Signalons enfin que Browning se trompe en ce qui concerne le Pape Jean XV (Livre IV - vers 967).

B) La couleur locale

Ruskin, dans un passage de « Modern Painters » (233), a affirmé que Browning a montré une connaissance approfondie et tout à fait exceptionnelle de lItalie.

Nous pouvons donc nous attendre à trouver en lui, dans « Sordello », un interprète exact de l’époque si troublée où vécut son héros.

C’est celle, effectivement, où, côte à côte, se rencontraient la sauvagerie la plus barbare et la chevalerie la plus élevée. Pourtant en dépit du désordre et de l’ignorance qui régnaient partout, l'Italie commençait déjà à sentir l’influence de la Première Renaissance, et la Culture s’étendait de jour en jour. Partout des rivalités sanglantes existaient encore, trop fréquemment sévissaient une sauvagerie barbare, une cruauté atroce, cependant si l’art et la science se développaient graduellement, de son côté, la superstition ne diminuait que peu.

Quelle impression Browning nous a-t-il laissée de ce moment historique ?

On peut dire que dans « Sordello », il a — en des traits précis — peint. avec une exactitude frappante, les caractéristiques essentielles de la vie italienne de cette période.

Rarement, peut-on dire, les hommes ont-ils été plus sanguinaires ou plus cruels qu’alors ; il était à peu près impossible de jouir de la. paix, sauf pendant la Trêve de Dieu (234) (Livre V-203). Les tableaux où Browning décrit leurs haines féroces, leurs sanglantes querelles,

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