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(39) « Broke « Morning o’er earth, he yearned for all it woke — From the volcano’s vapour flag, winds hoist
is .
« Black o’er the spread of sea, — down to the moist
« Dale’s silken barley spikes, sullied with rain, l «
Swayed earthward heavily, to rise again. » (VI-521-526.)
d’absolu, mais, placée dans un milieu défavorable à son développement, comment ne souffrirait-elle pas ? comment agira-t-elle en conséquence, voilà ce qui intéresse Browning, parce qu’il est Poète, lui aussi, doué de même, mais partiellement privé, au cours de sa jeunesse, du contact salutaire de la vie. L’imagination toute puissante que possède son héros ne suffit pas pour le renseigner sur la réalité quotidienne, au contraire, elle aurait tendance à l’en écarter. De même, s’il possède les capacités latentes les plus grandes, ces capacités ont néanmoins besoin d’être toujours dirigées. Il faut qu’il apprenne la leçon qu’un contact étroit avec ses semblables peut seul lui donner, à savoir que la Volonté, c’est-à-dire la possibilité de faire quelque chose, n’esf, en elle-même, rien, la Volonté ne saurait être efficace que lorsqu'elle devient agissante, exéculive, lorsqu’elle s’oppose à celle de quelqu'un d’autre, s'impose à celle-ci, et emporte la victoire. Le moment pivotal dans une existence est donc celui où l’âme s’aperçoit qu’elle a le pouvoir d'agir, de triompher des obstacles, non pour elle seule, mais pour autrui. Certes, le rayon d’action de l’individu n’est jamais réellement efficace que si celle-ci est fondée sur un pouvoir civil ou politique. Le jour vient où Sordello se trouve à même de s’appuyer sur un pouvoir politique, — mais c’est seulement à condition qu’il renonce à ses principes. Il refuse de faire le sacrifice de ses convictions, et succombe. Mais tout de même il triomphe, parce qu’il est demeuré constamment fidèle à sa conscience. La morale du poème enseigne donc qu’il faut toujours considérer le Devoir avant tout.
L'œuvre est grandement autobiographique, nous l’avons vu, et, à ce point de vue, elle rappelle par certains côtés le « Prélude » de Wordsworth, mais il n’y a de ressemblances réelles qu’entre le premier livre de « Sordello » et les chants 1, 2, 5, 8 et 12 du « Prélude ».
En effet, Browning et Wordsworth ont essayé tous les deux de,
marquer le rôle que joue la Nature en ce qui concerne le développement de leur héros, durant sa première enfance et son adolescence. Mais, tandis que, chez Browning, la Nature reste asservie aux caprices de limagination de Sordello, dans le « Prélude », Wordsworth subit au contraire l'influence bienfaisante de celle-ci. Chez Wordsworth, c’est la Nature qui avant tout importe ; chez Browning, c’est l’homme,
L'un et l’autre pensent que les premières années de l’enfant et les
impressions qu'il reçoit sont celles qui contribuent le plus à façonner l’âme, mais Browning estime que l’homme fait reçoit des leçons non moins salutaires résultant du contact de ses semblables. Il y a plus d’affinités, à ce point de vue, entre le caractère de Paracelse et Browning lui-même qu’entre Sordello et Wordsworth, car Sordello dans son
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