RAR À À
SH
l'amour emprunte forcément l'objet de son culte à cette terre, tandis que la raison, elle, erre à son gré, les quelques vérités acquises pendant qu’eile vagabonde ainsi, suffisent pour lui permettre de dominer l'amour, ainsi enchaîné ici-bas. Mais que serait mon amour s’il était délivré de toute contrainte ? Lui, qui, en supposant qu'on lui octroie l’objet qu’il désire, dépasserait la Raison, même accompagnée du Séraphin. »
« Non, certes, il se peut que ce que j'éprouve dépasse tout amour humain, mais pourtant mon sentiment resterait quand même inférieur à ce que mon amour devrait être. C’est à ce point de vue là que je me sens dévoyé le plus. C’est par là que mon Moi se révèle sous son aspect le plus hideux. » (V. 637-647).
Ce Moi qui absorbe et dénature tout, il est arrivé, en fin de compte, à le prendre en pitié :