‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 50 sur 183 · L'INFLUENCE GÉNÉRALE DE KEATS ET DE SHELLEY · texte numérisé non relu

L'INFLUENCE GÉNÉRALE DE KEATS ET DE SHELLEY

L'influence exercée par Keats sur Browning se manifeste dans « Pauline » (58), non moins que dans Paracelse (59) et Sordello (60). Quoique considérable, elle ne fut néanmoins que passagère en ce sens que, subordonnant de plus en plus dans ses œuvres postérieures la beauté à la vigueur de la forme, il se préoccupe beaucoup moins de

la recherche du terme exquis, que du terme qui frappe. Mais Browning

était trop épris, comme son modèle lui-même, de tout ce qui était grec, pour qu’il ne restât pas fidèle à l’idéal de Keats jusqu’à la fin de sa vie.

Le credo de celui-ci, à savoir : « Truth is Beauty, Beauty Truth », il l’avait fait tout de suite sien. Dans « Sordello », il sera encore tellement sous le charme de Keats (60), qu’il accordera une place prépondé-

(58) « Pauline » « Suddenly beauty rosc on me again », vers 1006 seq. (69) Par la création du personnage d’Aprile.

(60) Dans le portrait des poètes uniquement épris d’amour pour la beauté.

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