NA
Hana
SES Rae
À noter que déjà dans « Pauline », Browning « voit Dieu partout » dans la nature (72), et sa beauté et sa gloire jusque dans les choses infimes qui, pour cette raison même doivent être chéries. Mais, tandis qu'ici et dans ses premières œuvres il ne procède que par allusions rapides et en passant, par exemple dans « Paracelse » où il dira : « God dwells in all », dans « Saül » (73) et ses poèmes postérieurs, son panthéisme s’affirmera et s’amplifiera. Pourtant, il ne songe, à aucun moment, bien qu’il chérisse la Nature et parle déjà de sa « belle face » (74) à faire comme Cowper, Wordsworth, Coleridge et Mathew Arnold, c’està-dire à voir en elle une puissance susceptible de transmettre un message direct à l’homme. Le rôle que joue la Nature n’est pas encore dans « Pauline » subordonné à celui que joue l'Homme, mais de plus en plus, à partir de ce moment, elle deviendra ce qu’elle fut pour Shakespeare, un arrière-plan encadrant l’action, un décor qui servira à souligner la vie humaine (75).