‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 81 sur 183 · AE · texte numérisé non relu

AE

Paracelse sont ceux du visionnaire : « Les yeux qui errent ».… semblent contempler un astre ou une constellation. » (96)

La vivacité de sa voix et la légèreté de son rire étaient contagieux:

« Ce petit rire qui terminait chaque phrase, le regard dirigé en haut tout comme si quelqu'un se penchaiït au-dessus de sa tête, à qui il s'adressait pour avoir confirmation ou approbation, l'index levé pour indiquer ce dont il parlait, pareil à quelqu'un qui désigne dans un livre ouvert la matière qu’il énonce. » (97)

« À l'aube, bras dessus bras dessous, avec son ami (98), il arpentait la ville tranquille. »

Déjà à l’âge mûr, lorsque les hommes ordinaires possèdent encore toutes leurs forces, Paracelse a le visage flétri, les cheveux gris et les mains ratatinées :

« Je reste ici avec des cheveux gris, des mains flétries, et le « front creusé de rides. » (99)

Le changement est tel qu’il en fait pâlir Festus qui le trouve « terriblement changé. » (100)

« Ces cheveux, ces mains, sont bien les miens. » (101)

Il ne sait plus rire, ni même sourire: « Moi, rire ? J'oublie à quoi le « rire ressemble. Il vaudrait mieux sourire, mais il y a longtemps que « j'ai perdu l'habitude de sourire. » (102)

Festus a une physionomie sérieuse, grave, calme, pleine de commisération (103). Une âme franche (104).

Michaelle a la figure auréolée de cheveux châtains comme sa

(96) « That look destroys my dream... that look, As if where’er you gazed, there stood a Star. » (1-65-66.) (97) « That little laugh concluding every phrase, with upfurned eye « As though one stooped above his head, to whom « He looked for confirmation and approval.….

« Then, the fore-finger, pointing as he speaks, « Like one wkho traces in an open book ; « The matter he declares. > (V. 528.) (98) « As we — paced arm in arm the cheerful town « At sun dawn. » (Vers 103-104.) (99) « Z am left with grey hair, faded hands. « And furrowed brow. » (« Paracelse », II, vers 220-221. Cf. IV-270-389 et 398.) (100) « You are changed, very changed. > (I-91.) (101) « This hair, these hands, they are mine. » (III-83-87.) (102) « I laugh ? I forget what laughter should be like, « ’Tis so long since I have smiled. » (III-172-180.) (103) « His calm, compassionate look. » (IV-368, cf. LII-288.) (104) « Your frank, good spirit. » (III-276.)

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