OM) SE
Ainsi, l’on voit que, sur un ensemble de deux mille vers, le nombre de passages où le lecteur peut éprouver quelque incertitude au point de vue du sens est négligeable. :
En dernière analyse, il semblerait donc, que l’obscurité que Macready reprochait à Browning réside en vérité, moins dans la langue elle-même, que dans la pensée — trouble à force d’être surabondante — et qui est contradictoire seulement en apparence, et n’est vague ou insaisissable que de prime abord.
On peut noter au passage quelques particularités de grammaire que l’on retrouve dans « Sordello » : verbes neutres privés de leur préposition : pass — pass by : (11-514) ; formes doubles du comparatif : brighter and more bright (11-590). Suppression de fo devant l’infinitif (111-134) : « To vary and (to) view. » Inversions bizarres (III-168) : < understanding a whit more. »
C) Influence de Shakespeare
Au moment où Browning composait « Paracelse », le souvenir de Shakespeare exerça une influence — qui n’est pas non plus négligeable — sur la langue du poème. On y trouve plus que des réminiscences : notamment de trois pièces importantes de Shakespeare, à savoir : Hamlet, Richard III et Jules César.
Voici les passages où les imitations paraissent les plus frappantes : Dans le monologue de l’Acte III de « Paracelse », celui-ci s’écrie : « An « end, a rest, this thrilling heart to cease, this breaking heart to cease, « all cruel and gnawing thought to cease. » (Cf. Hamlet XII-I To die, to cease, etc...)
Le Monologue d’Hamlet « To be or not to be >» est manifestement imité par Browning dans l’acte IV, vers 158-180 : « Whether to sink beneath ponderous shame », etc. =
Festus, en parlant des hallucinations de Paracelse, les traite de :
« foul vapours » et qualifie ses discours de : « Confusion of these wild words. > (III-307).
est sous-entendu — Thriveless (111-712) — unsuccessful — Addressed (111-714) — put on — Love unworthily (III-823) — Love a worthless object — You (III-826) — One — Topping (IV-50) — surpassing — At last (IV-574) = finally — Phare (V-387) = lighthouse — Alone (V-781) — special. — Do without contempt (V-896) = to he able to live without feeling contempt for. : \
Hamlet, montrant le ciel à ceux qui l’entourent, dit :
« This firmament, a foul and pestilent congregation of vapours. » (I1-2).
Horatio lui répond : « These are but wild and whirling words. »
Paracelse, racontant la mort d’Aprile, montre sa commisération :
« The poor melodiows wretch. » (V-771).
La reine, dans Hamlet, pleurant Ophélie, dit : < The poor wretch and her melodious lay. » ({V-7). | Paracelse parle de son âme contaminée dans des termes presque identiques à ceux employés par le Spectre dans Hamlet ; comparez :
< And a most instant tetter barked about, « Most lazar-like, with vile and loathsome crust, « Al my smooth body. » (Hamlet 1-5).
avec :
« My glozing self-deceit, my outward crust « Of lies which wrap, as tetter, morphew, furfair « Wrapt the sound flesh. » ([V-629).
On saisit encore des ressemblances frappantes entre la scène finale de Richard III et celle de la fin de lacte V de « Paracelse », par exemple :
« Soft, I did but dream >»
« Methought the souls of all I had murdered, came to my tent. > « It is but a dream, no more. »
« Here stand my rivals ; Latin, Arab, Jew, « Greek, join dead hands against me : » (V. 161-3).
Enfin, la même analogie existe entre la façon dont est annoncée - la mort de Michaelle et celle employée pour porter à Brutus la nouvelle du décès de Portia dans Jules César (Cf. page 200).
VERSIFICATION. — La versification de « Paracelse » qui se distingue par son extrême variété, par sa sonorité, doit également beaucoup à