‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 89 sur 183 · LT O · texte numérisé non relu

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l'influence de Shakespeare. Les dix syllabes de l’époque de Pope deviennent souvent onze ou douze, les syllabes supplémentairs étant « slur-

red ». Ex. : Power : and with much Power, always much more love (V-859).

Power — pow'r — 12—10 syllabes. Cf. foolish — foolsh (1-603). Nor shall my memory want a home in yours (1-7).

Memory — mem'ry — 11—10 syll. Cf. thoroughly (1-623).

Of mastery o’er the elemental world (V. 824).

Mastery — mastry — 11—10 syll.

Of the amphitheatre crammed with learned clerks (III-292) Of the— o’the amph. — 12—190 syll. ou bien : th’ amphitheatre. Voluptuous transport ripens with the corn (V-737)

Voluptuous — voluptus — 11—10 syll.

And patient cherishing of the self-same spirit (1-146).

Cherishing — Cher-(-shing ou bien :

spirit — sprit — 12—10 syll.

Cannot object to ruin utter and drear utter — uttre ou bien ruin — ru(in — 11—10 syll. Parfois la syllabe supplémentaire est à la fin du vers : Rejecting past example, practice, pre/cept (1-415). Browning, dans ses vers, emploie souvent des trochées au début : Yes, it was in me ; I was born for it, (V-601). Au deuxième pied :

A stone floor one may writhe on like a worm (IV-532). Parfois, deux dans le même vers :

Gathered these magic herbs, berry and bud (11-546). Des spondées au deuxième pied :

The centre-fire heaves underneath the earth, (V-654). Au quatrième : F0 | |

: À stubble-field or a cane-bra’ke a marsh. (1-43).

ONE Au cinquième :

But this was born in me ; I was made so ; (V-623). (C£. I-19, I-39, 11-43).

Des Anapestes :

As if, except through me, / thou hast searched / or striven ! (11-369).

The weari/some vest of falsehood galling me, (XII-285).

Au point de vue Césure, Browning emploie autant de variétés que Milton :

1/, Paracelsus ; it was mine by right. (V-602).

Like this/awaited it about the world ; (V-605).

Might seek somewkhere / in this blank life of ours. (V-606). Grown in demand, / still craving more and more. (V-611). Of other joy to fotlow / (V-612).

Enjambement :

Au moins la moitié des vers de Paracelse sont à enjambement. Il y a même dans la scène II, au vers 152, un exemple tout à fait frappant :

The outset and the end : one tyrant allabsorbing aim fills up the interspace,

La scène V est particulièrement riche en enjambements, par ex. :

< but he will sure « Know me, and look on me, and speak to me « Once more. » (V-20).

« the creature-God « She instances when angels would dispute « The title of her brood. » (V-40).

« Myself can laugh « The first at it, if you desire : but still « You Know the obstacles which taught me tricks « So foreign to my nature. » (V-351).

mt | Vous

« But somehow felt and known in every shift

« And change in the spirit, — nay, in every pore « Of the body, even) — what we are

« What life is — how God tastes an infinite joy « In infinile ways — one everlasting bliss

« From whom all being emanates, all power

« Proceeds ; in whom is life for evermore,

« Yet whom all existence in its lowest form

« Includes ; (V-640).

Un seul vers forme souvent une image : et le mouvement de celui qui parle est rendu avec un rare bonheur :

I ran/ o’er the / seven lit/tle gras/sy fields (11-144).

Une dernière syllabe faible, adroitement placée dans un vers rend très sensible l’idée, par exemple, de défaillance ou de frayeur qui y est contenue, formant contraste avec l’ampleur du début :

Till, by a mighty moon, 1 tremblingly Gathered these magic herbs, etc. (11-545).

Cf. : For in this mood I recognise you less Than in the horrible despondency. (1V-218).

Où l’affaissement du vers rend l’affaissement moral.

Allitération :

La proportion des vers à allitération est considérable, à peu près 20 pour cent.

Quant aux poésies lyriques intercalées dans le texte, elles sont écrites pour la plupart en vers octosyllabiques irréguliers, à rimes alternées :

« Heap cassia, sandal-buds and stripes

« Of labdanum, and aloe-balls,

« Smeared with dull nard an Indian wipes

« From out her hair ; such balsam falls.. » ([V-190 (253).

Le premier des passages lyriques du poème (II-281) est écrit en couplets octosyllabiques avec des quatraïins ou des sixtains à rime. Le

(253) Le poète, par modestie, met dans la bouche de Paracelse une critique de ses propres vers : IV-209 : « So I made this rhyme though the verse halts like the best of Luther’s psalms. » Cette « self condemnation » est réfutée, du reste, aussitôt, par la réponse de Festus : « Talk not thus wildly and madly, be yourself again... », etc.

mètre est iambique, le premier pied parfois tronqué, ce qui le rapproche de certains vers de l’'Allegro, ou Il Penseroso, de Milton. Les terminaisons féminines se rencontrent également.

Le deuxième passage (1V-190) diffère des précédents par la régularité de sa construction rimée (ABABBCCC) (cf. Giles Fletcher « Christ’s Victory).

Le troisième passage (IV-450 seq) rappelle fortement par son irrégularité la métrique du Christabel de Coleridge avec son mélange de trochées, d’iambes et d’anapestes, et ses rimes croisées très compliquées. L’ensemble est musical et séduisant au plus haut point.

Enfin, le quatrième chant lyrique (V-419), de même que le deuxième, se rapprochent sensiblement des vers de l’ Allegro.

Le vers de Browning, en un point au moins, rappelle étonnamment celui dont fait usage Shakespeare dans Hamlet (dans l’acte II). Deux artifices employés ici, mais que l’on ne rencontre en aucun autre endroit dans toute l’œuvre de Browning, et que l’on trouve à tout instant dans les premières pièces de Shakespeare, à savoir : En premier lieu, la répétition d’un même mot, dans une suite de vers sans enjambement. Exemple :

« Every passion spring from man, conceived by man

« Would I express and clothe it in its right form,

« Or blend with others struggling in one form,

« Or show repressed by an ungainly for, etc. (Scène II, v. 434).

Et en second lieu, l’usage à la fin d’une tirade importante, de deux vers sans enjambement entre eux, par exemple :

« I charge thee, by thy fealty, be calm !

« Tell me what thou wouldst be, and what I am. » (11-418) (253 bis).

En second lieu, l'emploi de clichés tirés de la langue de Shakespeare et qui frappent d’autant plus qu’ils se trouvent côte-à-côta avec des expressions plus modernes : Ex. : Fancy - free (254) (Paracelse I-750).

Ou bien encore :

« 1 would adventure nobly for their sakes (255).

(253 bis) Cf. V. 498-499.

- (254) Midsummer Nights Dream. 11-2.

(255) Paracelse. 11-535.

HQE

« Cf.: 1 would venture for such merchandise (256).

Cf. : « Nor will abate a jot. » (Paracelse IV-350) (257). « Abate one jot » (258)

Cf. : « bate one jot > (259) Patient merit (Paracelse, IV, vers 120) (260).

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