‹ La Jeunesse de Robespierre et la convocation des États généraux en ArtoisChapitre 28 sur 111 · IJ · texte numérisé non relu

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Ce remède était inefficace autant que violent. Pour avoir un prétexte de rendre le père responsable à ce point des actions de ses enfants, il aurait fallu au moins lui laisser tous les moyens nécessaires à les diriger, « Nous qui avons, disait-il, presque entièrement soustrait à l'autorité paternelle la personne et les biens des enfants, nous qui fixons à un âge si peu avancé le terme de leur indépendance, comment imputerions-nous aux pères tant de fautes qu'ils ne peuvent empêcher? »

Robespierre signalait ainsi les maux que le préjugé qu'il combattait entraînait à sa suite : « Celui que l'on condamne au mépris est forcé de dev enir méprisable ; les alarmes des fjuuilles servent de prétexte aux vengeances domestiques. » Et il ajoutait : « Oui, sans ce préjugé, les lettres de cachet seraient inconnues parmi nous. L'auguste bonté de nos souverains, qui se fait une loi d'en restreindre l'usage avec tant de sévérité, s'empresserait de l'abolir entièrement. Mais aussi longtemps que nous conserverons l'habitude d'envelopper l'innocence dans la proscription du crime, il nous faudra des lettres de cachet. »

Les remèdes proposés par le lauréat de l'Académie de Metz étaient moins radicaux que la première partie de la thèse aurait permis de le supposer. Loin de conclure au remplacement de la monarchie par la république, il reconnaissait qu'on ne pouvait avoir recours à des lois directes pour réformer l'opinion. Supprimer la confiscation, admettre les bâtards aux bénéfices ecclésiastiques, employer les mêmes instruments de supplice pour les nobles et les roturiers, ouvrir aux parents d'un coupable, lorsqu'ils mériteraient l'estime du souverain, la route des honneurs et de la fortuue, telles étaient les réformes signalées à l'Académie de Metz.

Robespierre ne pouvait perdre une seule occasion de célébrer les vertus de Louis XVI. « Cette idée intéressante, disait-il en rappelant sa dernière proposition, ne sera pas vainement présentée au jeune et sage monarque qui occupe le trône. Nous en avons pour garant cette sainte passion du bonheur des peuples qui forme son auguste caractère. Celui qui, bannissant de notre Code criminel l'usage barbare de la question, voulut épargner aux accusés des cruautés inutiles qui déshonoraient la justice, est digne d'arracher l'innocence à l'infamie qui ne doit poursuivre que le crime. Dompter ce préjugé terrible serait du moins un nouveau genre de triomphe dont il donnerait le premier exemple aux souverains, et dont la gloire ne serait point effacée par l'éclat des grands événements qui ont illustré son règne \ »

Encouragé par cet heureux début dans la carrière des lettres, Robespierre tenta bientôt de cueillir une nouvelle palme. L'Académie des sciences, des belles-lettres et des arts d'Amiens avait mis au concours pour la quatrième fois, YÉlotje de Gresset, son fondateur. Ce sujet, aussi fécond que varié, présentait pour un membre de l'Académie d'Arras un intérêt particulier. Cette société gardait le sou-

t. A Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Mérigot jeune, libraire, quai des Auguslins, 17«5, 60 pag. in-8». — Dans le Mercure du 3 décembre 1785, Lacrelelle rendit compte, avec une bienveillance protectrice, du mémoire de son concurrent. Il signala les emprunts qu'il avait faits à Montesquieu et à Duclos, et lui reprocha d'avoir négligé la partie historique delà thèse Et en effet, l'organisation de la famille et le système de la composition chez les Germains auraient fourni à Robespierre des arguments qui avaient leur valeur. L acre tel le terminait ainsi son article :

« Cet ouvrage sera lu avec intérêt et obtiendra une nllenlion honorable. Il est rempli de vues Mines et de traits d'un talent heureux et vrai. On en concevra encore plus d'espérances, quand on saura que l'auteur, voué à la profession d'avocat qui convient si bien a un bon esprit, plaidait sa première cause dans le temps où il écrivait ce discours, et qu'il n'a jamais vécu a Paris, où le commerce des gens de lettres développe le talent et perfectionne le goût... »

venir de la visite que l'auteur de Vert-Vert lui Avait faite en 1740 et qu'il avait lui-même célébrée dans son Êpître à la ville d'Arras.

La vie de Gresset, comme celle de tout poète, offrait plus d'un contraste : professeur d'humanités chez les Jésuites, il était rentré dans le monde à vingt-six ans. Après avoir composé tragédies, drames et comédies, il avait rompu publiquement avec le théâtre ; retiré à Amiens, il n'était sorti de son silence que pour condamner solennellement, en pleine Académie française, le XVIII* siècle et ses œuvres.

A la condition d'être simple et vrai, on pouvait assurément tirer de la conduite de Gresset des leçons de haute morale. Robespierre ne se contenta point de paraître aussi religieux que l'avait été son héros ; disciple de Rousseau, il apporta dans son plaidoyer l'esprit d'exagération qui avait animé l'éloquent misanthrope, lorsqu'il avait soutenu, devant l'Académie de Dijon, que les sciences et les arts corrompaient les bonnes mœurs.

a 0 Gresset, disait Robespierre en abordant son sujet, tu fus un grand poète ; tu fis beaucoup plus, tu fus un homme de bien. En vantant tes ouvrages, je ne serai point obligé de détourner mes yeux de ta conduite ; la religion et la vertu ne s'indigneront pas contre les éloges donnés h tes talents. Heureux l'écrivain qui, comme toi, sait toujours les respecter et les suivre, et marquer leur auguste empreinte dans sa vie comme dans ses ouvrages. »

Robespierre, examinant au point de vue de la religion et de la vertu la vie et les ouvrages de Gresset, n'eut garde d'imputer aux Jésuites les disgrâces encourues par le chantre de Vert-Vert , ët de crier à l'intolérance contre un ordre proscrit; il manifesta toute sa sympathie envers o cette société célèbre qui avait instruit la jeunesse de Gresset et qui offrait une retraite si douce aux hommes épris des

charmes de l'étude et des lettres.... En quittant ceux auxquels il était uni par les liens de la fraternité, Gresset, ditil, leur laissa, dans des vers dignes de son cœur et de ses talents, un gage immortel de son estime et de ses regrets \ C'est ainsi qu'il convenait à Gresset de quitter les Jésuites ; c'est ainsi qu'une congrégation, où il laissait les Brumoi, les Tournemine, les Bougeaud et tant d'autres, méritait d'être quittée. »

Robespierre n'avait point assez de finesse d'esprit et dè sensibilité pour apprécier à leur juste valeur les œuvres de Gresset. Presque sur tous les points, il dépassa la mesure et compromit, en louant à l'excès, la valeur de ses éloges. C'est ainsi qu'à propos de Vert-Vert, ce charmant badinage, il se laissa entraîner à de solennelles digressions sur le poème héroï-comique depuis Homère jusqu'à Pope et Boileau ; ainsi les poésies légères de Gresset donnèrent lieu à un parallèle forcé entre l'auteur de la Chartreuse et Voltaire, ce roi de la poésie légère, placés par lui au même niveau. L'insuccès d'Édouard lll avait conduit Gresset à renoncer à la tragédie et à s'essayer dans le drame. Robespierre, n'ayant rien à dire de Sidney, pièce de boulevard plus sombre qu'intéressante, ouvrit une seconde parenthèse et prit parti pour les novateurs en matière de théâtre :

« Nous avons vu de nos jours le domaine du théâtre s'agrandir par la naissance de ces productions connues sous le nom de drames. Mais je ne sais quelle manie pousse une foule de critiques à déclamer contre ce genre nouveau avec une sorte de fanatisme. Ces fougueux censeurs, persuadés que la nature ne connaissait que des tragédies et des comédies, prenaient tout ouvrage dramatique qui ne portait

l. Adieux aux JituiUt, adressés au P. Maqucl.

pas l'un de ces deux noms pour un monstre en littérature qu'il fallait étouffer dès sa naissance, comme si cette inépuisable variété de tableaux intéressants que nous présentent l'homme et la société devait être nécessairement renfermée dans ces deux cadres ; comme si la nature n'avait que deux tons, et qu'il n'y eût point de milieu pour nous entre les saillies de la gaité et les transports des plus furieuses passions. Mais les drames et le bon sens ont triomphé de toutes leurs clameurs. C'est en vain qu'ils ont voulu nous faire honte du plaisir que ces ouvrages nous procuraient, et nous persuader qu'il n'était permis de s'attendrir que sur les catastrophes des rois et des héros. Tandis qu'ils faisaient des livres contre les drames, nous courions au théâtre les voir représenter, et nous éprouvions que nos larmes peuvent couler avec douceur pour d'autres malheurs que ceux d'Oreste et d'Andromaque ; nous sentions que plus l'action ressemble aux événements ordinaires de la vie, plus les personnages sont rapprochés de notre condition, et plus l'illusion est complète, l'intérêt puissant et l'instruction frappante. »

La comédie le Méchant, coup de maître deGresset, ramenait le poète amiénois en présence de Voltaire. Avec raison cette fois et non sans esprit, Robespierre n'hésita pas à proclamer l'infériorité de ce dernier comme poète comique : « Voltaire, dit-il, si léger, si gai, si ingénieux, si agréable, même dans les sujets les plus graves, Voltaire si habile à manier la plaisanterie, à saisir et à peindre le ridicule, semble déployer partout le talent comique, excepté dans ses comédies.... Par tant de malheureuses tentatives, Voltaire prouva que la comédie exige de grandes ressources qui lui manquaient absolument, et par un seul ouvrage Gresset fit voir qu'il les réunissait toutes dans un degré éminent. »

On sait que Gresset, membre de l'Académie française, s était arrêté au milieu de la carrière; il avait brûlé plusieurs comédies inédites et condamné publiquement ce qu'il avait adoré. Robespierre défendit contre les sarcasmes de Voltaire 1 Gresset converti :

a J'écris peut-être dans un temps où il n'est permis de parler de cette démarche que pour lui faire le procès.; je crois entendre les sarcasmes qu'une foule de gens de lettres lui a prodigués; je vois le plus célèbre d'entre eux lui lancer des traits plus absurdes encore qu'injurieux ; je vois l'auteur de Chariot, du Droit du seigneur, de la Princesse de Navarre oser contester à celui du Méchant le mérite d'avoir fait une comédie et tourner en ridicule une résolution dont s'applaudissait en secret son inquiet orgueil , alarmé par des talents qui brillaient d'un trop vif éclat.

a Ce n'est pas avec de pareils yeux que j'examinerai la conduite de Gresset. Quel parti prendrai-je donc ici ? Celui qui convient à un homme qui aime la vertu encore plus que les lettres, et pour qui toutes les productions du génie ne valent pas une belle action. Je ne prétends pas décider entre les philosophes qui ont combattu les spectacles et ceux qui les ont loués ; je veux bien ne point examiner si Gresset eut raison lorsqu'il composa d'excellents ouvrages dramatiques, ou lorsqu'il se repentit de les avoir faits. L'ami des lettres peut regretter les productions dont il aurait pu enrichir encore la littérature ; le citoyen qui gémit de voir la scène trop souvent occupée par des pièces qui la changent, en une école publique de mauvaises mœurs, peut voir avec peine qu'elle eût été sitôt privée d'un génie qui, dans tous ses ouvrages, aurait laissé l'empreinte d'un cœur honnête et pur ; mais qui osera faire un crime à l'homme de bien des

l. Voir U .liairil* intitule : Le t*u»rc diable.

sacrifices qu'il croit devoir à la délicatesse de sa conscience, et lui marquer les bornes qu'il doit donner à son amour pour la vertu? »

Ce n était pas assez de féliciter Gresset d'avoir consacré le reste de ses jours aux douceurs de la retraite et à la pratique de a la vertu » ; Robespierre profita de l'occasion pour rompre une nouvelle lance avec les écrivains qui avaient méconnu l'alliance nécessaire de l'art et de la morale :

« Par quelle fatalité avons-nous vu si souvent le génie déclarer la guerre à la vertu ? Écrivains plus célèbres encore par vos écarts que par vos talents, vous étiez nés pour adoucir les maux de vos semblables, pour jeter quelques Heurs sur le passage de la vie humaine, et vous êtes venus en empoisonner le cours. Vous vous êtes fait un jeu cruel de déchaîner sur nous toutes les passions terribles qui font nos misères et nos crimes. Que nous avons payé cher vos chefs-d'œuvre tant vantés ! Ils nous ont coûté nos mœurs, notre repos, notre bonheur et celui de toute notre postérité, ii laquelle ils transmettront d'âge en âge la licence et la corruption du nôtre ! »

Le retour de Gresset à la vie chrétienne avait été déterminé par les conseils de levêque d'Amiens, d'Orléans de la Mothe, à qui le procès du chevalier La Barre 1 avait attiré un grand renom d'intolérance. Robespierre acheva de donner à l'éloge de Gresset son cachet clérical, en célébrant les vertus de ce « respectable prélat » :

« .... La Mothe, grâce à vos vertus, nous avons cru voir un de ces saints évêques qui jadis illustrèrent le berceau

1. Fèvre de la Barre avait été condamné à mort par Jugement du Présidial d'Abbeville pour outrages envers la Religion. Le Parlement de Paris confirma cette sentence par arrêt du 4 juin 1166. L'évêque d'Amiens, gardien sévère de la Foi, avait publié à ce sujet xJcs Uoiiloiret dont l'indulgence n'était pas assurément le principal mérite. Voltaire, de son côté, entreprit de justifier son disciple dans un mémoire intitulé : Cri du $an<j mnoctnt.

du christianisme, revivre au milieu de nous pour consoler la religion éplorée et affermir la piété chancelante.... Sévère envers vous-même, vous fûtes indulgent pour les autres. Votre zèle était pur ; votre cœur était doux ; votre esprit aimable et éclairé ; votre vie fut le modèle des peuples soumis à votre autorité. »

Un dernier épisode de la vie de Gresset restait à traiter. Retiré en province depuis plus de trente ans, le poète était retourné à Paris en 177 1, pour la réception de Suard à l'Académie française. Il avait entrepris de rechercher, dans sa réponse au récipiendaire, l'influence des mœurs sur le langage. Avec plus de zèle que de vérité, il s'était mis à critiquer les ridicules d une société qu'il ne connaissait plus. L'échec avait été complet. Un panégyriste habile aurait passé, en louvoyant, à côté de lécueil ; Robespierre ne manqua pas d'y courir à pleines voiles :

« Ce fut sans doute pour le public; une scène assez nouvelle de voir le directeur de l'Académie française, chargé de répondre à un discours de réception qui contenait le plus * magnifique éloge de ce siècle, ne pas appuyer le sentiment de l'orateur, ne pas enchérir sur son enthousiasme, mais trouver que ce siècle n'est pas le meilleur des siècles possibles ; croire, en dépit de toutes les lumières dont il se vante, (pic le plus fortuné de tous les âges n'est pus celui où un débordement de désolantes doctrines a renversé toutes les digues des passions irritées par les énormes besoins du luxe, et s'élever, au nom de la raison et de la vérité, contre la corruption des gens et la dégradation des mœurs, auxquelles il trouvait une origine commune. »

La parfaite orthodoxie de sentiments et de principes dont Robespierre faisait montre dans cette circonstance et à cette époque de sa vie devait éclater dans tout son jour, au re-

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gard du trône aussi bien que de l'autel. On sait que Gresset, honoré de faveurs qu'il n'avait point recherchées, avait re(;u de Louis XVI des lettres d'anoblissement. Encore une excellente occasion, pensa Robespierre, d'adresser un hommage d'amour a « notre illustre monarque ! »

« Cette grâce, dit-il, l'une des premières que ce monarque ait accordées, n'était pas un des traits les moins dignes de signaler le commencement d'un règne sur lequel la nation fondait de si douces espérances. Quel heureux présage pour les peuples de voir le jeune prince qui allait faire leur destin, du haut du trône où il venait de monter, jeter pour ainsi dire les yeux autour de lui pour chercher les hommes illustres qui faisaient 1 orgueil de son empire, et distinguer dans la foule un citoyen modeste et paisible, pour couronner à la fois dans sa personne et les talents et les vertus ! Il est beau, ce me semble, de voir le souverain annoncer lui-môme, dans le préambule des lettres dont je parle, que Gresset doit à ce double titre cette éclatante faveur, et déclarer par là, comme à la face des nations, (pie le génie ne peut prétendre à son estime qu'à condition qu'il respectera lui-même la religion et les mœurs. »

Robespierre, en terminant l'éloge de Gresset, appréciait lui-même l'écrit qu'il soumettait aux juges du concours :

« J'ai fait un mérite à- Gresset des choses mêmes qui lui ont attiré les sarcasmes d'un grand nombre de gens de lettres; j'ai osé insister sur sa vertu, sur son respect pour les mœurs, sur son amour pour la religion ; je me suis donc exposé au ridicule aux yeux d'une foule de beaux esprits; mais, en même temps, je me suis assuré deux suffrages faits pour me dédommager de cet inconvénient : celui de ma conscience et le vôtre. »

L'Académie d'Amiens trompa l'attente de Robespierre.

On a supposé que les théories qu'il avait professées en fa veur du drame avaient pu indisposer contre lui les partisans de l'art tragique et que le caractère religieux de son « Éloge » était peut-être en désaccord avec l'esprit philosophique alors à la mode. Il est plus probable que la docte assemblée, professant pour la mémoire de son fondateur un culte excessif, avait résolu de ne couronner qu'un chef-d'œuvre.

C'était en effet la quatrième année qu'elle mettait au concours Y Éloge de Gresset, sans jamais décerner la récompense promise. Cette fois encore, beaucoup plus exigeante que l'Académie de Metz, elle n'accorda à la vertueuse amplification de Robespierre ni médaille, ni mention honorable. Ses rivaux ne furent pas plus heureux ; ils étaient au nombre de treize : un seul obtint un « accessit 1 ». C'était Jean-Silvain Bailly, plus célèbre par ses travaux astronomiques que par ses essais littéraires, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, membre de l'Académie française. Les deux concurrents devaient se rencontrer un jour sur une scène plus agitée a.

Robespierre paraît avoir supporté son échec avec une certaine aigreur. Interjetant appel devant le public, il fit imprimer YÉloye Je Grcssel et l'orna de ce titre : « Discours ' qui a concouru pour le prix proposé par l'Académie d'Amiens en l'année 1785 5 ». — La bienveillance qu'il rencontrait à l'Académie d'Arras contribua sans doute à le consoler. A peine reçu dans cette compagnie, et malgré sa jeunesse, il avait été promu, le 5 février 1785, à la dignité de chance-

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