Archives départementales
*. « L'an 1770, le 17 mai, est décédée dans l'enclos du monastère de la Paix, etc..» L'acte de décès est Mgné :« Antoine de Gouve père, bourgeois etrenlier, et de D -uay de Baisne, prêtre, licencié ès-lois de la faculté de Douay Registre i • la paroisse Saint -Sicaiie.
S. Oi lit dans le « Livre journalier de l'abbaye de Domptnarlin publié par M. de ( ïeu » {Mémoires de la Société <f Émulation iTAUeville, 1867-18*») :
« nit», 17 juin. Profession d'Antoine Corbie, d'Arras. 11 était entré au dortoir
l'Université de Douai, il fut reçu avocat au Conseil d'Artois, le 30 décembre 175G. On le vit bientôt, débutant dans la vie par un acte d'inconduite, porter le déshonneur au sein d'une famille estimable. Ce fut en effet pour r parer les suites d'une séduction devenue manifeste, qu'il é ousa, le 2 janvier 1758, après une seule publication de bans faite la veille, Jacqueline-Marguerite Carraut, fille de Jacques- François, brasseur en la rue Ronville et de Marie-Marguerite Cornu. Aucun parent du mari n'assista ni à la rédaction du contrat de mariage, ni à la cérémonie religieuse. M' de Robespierre et sa femme se firent représenter, pour la constitution de dot, par M" Corroyer, procureur au Conseil d'Artois, à qui ils avaient donné procuration presquau dernier moment, le 31 décembre :
« Quant au portement du mariant, M6 Corroyer, en sa qualité, a promis lui donner une somme de deux mille livres, soit en argent, soit eu rentes constituées, aussitôt le mariage célébré.... — Quant au portement de la mariante, ses père et mère ont promis lui donner la somme de cinq mille livres paiables, savoir : deux mille livres sitôt après la célébration du mariage, mille livres un an après laditte célébration et ainsi continuer sur le pied de mille livres par an jusqu'au parfait paiement de laditte somme de cinq mille livres 3. »
Le mariage fut célébré en présence de Jacques-François
avec un compagnon. Maximilien(-FiuNçois) de Robespierre, aussi d'Arras. Mai* ce jeune homme déclara à M. l'Abbé, avant de commencer sa retraite pour la prise d'habit, qu'il n'était point appelé à l'étal religieux ; qu'il n'avait paru le désirer que pour contenter ses père et mère. Il partit aussitôt pour Arras. ■
Kn 1867. on découvrit sur l'emplacement du cloître d«'S Rècollets (Kilesdiu la pierre lumulaire du P. Cbrisanthe de Robespierre, religieux «le celte communauté, décédé le M décembre 1767.— Le journal l'Ordre, tb octobre I8G7. 1. La brasserie des Carraut est aujourd'hui l'auberge du Berceau d'Or, 3. Contrat passé le i janvier 1758 pardevant M« Botte et Crépleux — Arch. départ.
Carraut; Mon voisin, praticien ; Corroyer, procureur ; Botte, notaire, et Carraut fils ' .
Quatre mois après une union contractée sous d'aussi tristes auspices naquit celui qui, trente-cinq ans plus tard, devait être un des fléaux de la France :
« Le six de may mil sept cent cinquante-huit, a été baptisé par moy soussigné Maximilien-Marie-Isidore, né le même jour sur les deux heures du matin, en légitime mariage de M* Maximilien-Barthélemy-François de Robespierre, avocat au Conseil d'Artois, et de D,,le Jacqueline-Marguerite Carraut. Le parrain a été M* Maximilien de Robespierre, perre-grand du côté paternel, avvocat au Conseil d'Artois, et la marreine D"' Marie-Marguerite Cornu, femme de Jaeque- François Carraut, mère-grand du côté maternel, lesquels ont signé : Derobespierre , Deuobespierre, Ml,-Marguerite Cornu, G.-H.-F. Lenolart a. »
François de Robespierre eut trois autres enfants :
Marie-Marguerite-Charlotte (8 février 1760) »;
Henriette-Eulalie-Françoise (28 décembre 1761) *;
Augustin-Bon-Joseph :*21 janvier 1763) 5.
La naissance d'un cinquième enfant, qui ne vécut que quelques heures et fut seulement ondoyé (4 juillet 1764;,