‹ La jeunesse de Stendhal (volume 2)Chapitre 77 sur 166 · Vie de Nap · texte numérisé non relu

Vie de Nap

2. C'est-à-dire aux nombreuses têtes d'Hérodiade, œuvres de ses disciples, et que l'on attribuait alors au maître.

3. Encore aujourd'liui à Milan, chez la comtesse Arese, qui a bien voulu me montrer les portraits et les archives de sa famille, ce dont je me plais ici à lui rendre "rùce.

quitter... leur maîtresse ^ » Soldats et officiers se trouvaient à l'âge - où l'amour est dans la vie la grande affaire. Ils demandaient beaucoup ; et comme ils gardèrent tous un souvenir inoubliable de Milan, il est probable qu'on leur avait accorde ce qu'ils demandaient. « Aucun, je pense, quelque prosaïque, ambitieux et cupide qu'il ait pu devenir par la suite, n'a oublié le séjour à Milan. Ce fut le plus beau moment d'une belle jeunesse ^. »

Depuis que Stendhal a écrit ces lignes, bien des mémoires militaires ont paru et lui ont donné raison. Les vieux généraux, chargés de gloire et d'honneurs, ont des paroles de tendresse quand ils rappellent leurs bonnes fortunes milanaises. Et quel est celui qui n'a point laissé à Milan une maîtresse * ?

Tant d'heureux ne supposent pas beaucoup de cruelles. « Presque tous les cavaliers sentants régnant à l'époque

1. Vie de Nap., 139. Cf. encore 150-151 : « ... après Marengo, en 1800, plusieurs Français rappelés en France curent la folie de donner leur démission pour vivre pauvres à Milan plutôt que de s'éloigner de leurs affections. »

2. Je n'ai pas besoin de rappeler l'extrême jeunesse de toute cette armée.

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