‹ La jeunesse de Stendhal (volume 2)Chapitre 91 sur 166 · Stendhal-Beyle, appendice · texte numérisé non relu

Stendhal-Beyle, appendice

4. Le 21 août, Brune avait été averti que la campagne commencerait dans la première décade de septembre. [Corr. de Nap. I", VI, 562.)

LA CARRIÈRE MILITAIRE d'hENRI BEYLE 139

29 août, Bonaparte faisait ordonner à Brune, qui commandait en chef l'armée d'Italie, de se porter sur l'Adige et sur Vérone ^. Après bien des retards, au commencement de décembre, l'armée française était enfin établie « entre rOglio et la Chiese ^ ». Mais, pendant ces préparatifs guerriers, Beyle s'était abstenu de se montrer à son régiment. Pierre Daru, qui connaissait le colonel, avait obtenu de lui ce singulier passe-droit ^. Il était entendu, et ce en pleine campagne, que Beyle ferait tout au plus à son corps quelques rares et brèves apparitions.

Est-ce l'imminence des liostilités qui le décida pourtant à goûter enfin du métier de soldat ? Le fait est que Brune, le 26 brumaire, lance une proclamation pour annoncer à l'armée la reprise de la guerre, et ordonner à tous de rejoindre leur poste dans les 24 heures. Le 1^^ frimaire, l'armistice est dénoncé ; on est à la veille de la bataille *. Et ce même jour Beyle se présente pour la première fois à son régiment, qui a déjà pris position dans les lignes de l'armée française ^. Il arrive à la dernière heure, sans doute, mais encore à temps pour se battre.

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