Notice, XXVII
2. Mais nous ne pouvons aller jusqu'à croire, avec M. Chuquet, que Beyle fit « en décembre 1800 » !a campairne du Miucio, puisqu'il était encore à Milan le dernier jour du mois, d'après sa correspondance.
3. Quelques mois plus tard, il lui faudra deux jours pour aller de Brescia à Milan {Jour, d'il., 39). Or Brescia est au milieu de la route qui va de Milan à Vérone. Notons encore qu'au moment de la campagne du Mincio Beyle doit traverser tous les services d'arrière d'une grande armée, et suivre des routes défoncées par l'hiver et le passage des troupes.
4. La réserve de cavalerie, ainsi que le corps du général Michaud, se trouvaient, le 4 janvier, à San Marlinii, à trois milles au delà de Vérone. Le 5, Caldiero est pris, et le 8 les Français entrent à Vicence. (Arch. de la Guerre, Corresp. de l'armée d' Italie.)
5. Et seulement, ne l'oublions pas, si l'on admet, contre toute vraisemblance, que Beyle, malgré sa blessure, ail pu quitter si tôt Milan.
occasion », d'après son trop naïf cousin. Une telle continuité dans l'héroïsme semble admirable. Beyle, en vérité, ne perdit pas une minute.
De ces prouesses accumulées, une seule nous est connue. Le 11 janvier, le général Michaud ^ avait atteint et franchi la Brenta avec l'avant-garde de l'armée ^. Le 12, il enlevait Castelfranco ^. Ce jour-là, Beyle s'élança valeureusement contre deux pièces de canon. C'est lui du moins qui nous l'affirme *.
Quatre jours plus tard, l'armistice était signé ^, et Beyle avait fini ses campagnes.
Mais les sceptiques douteront de toute cette histoire. Ils remarqueront que, pour laisser un rôle à Beyle au cours de ces quelques combats, il faut presser les événements de sa vie avec autant d'invraisemblance que se presse l'action d'une tragédie classique.
Ils se demanderont surtout comment Beyle, sous-lieutenant au 6® dragons, a pu figurer au combat de Castelfranco, si le 6^ dragons ny était pas ^. Et de ceci nous sommes très sûrs.
1. Qui, la veille, avait laissé le commandement de la réserve pour prendre celui de l'avant-garde, à la place du général Delmas, malade. (Archives de la Guerre : Correspondance de Vannée d'Italie.)