Page
2. Page 298. 3 3. Il ne faut pas oublier pourtant que la plupart de ces idées étaient com-
munes à toute la génération d’alors.
ñ. L'idée n’a rien de personnel; toute l’école de David pensait ainsi. Mais Jay se permettait de reprocher à celle-ci, comme fera bien souvent Stendhal, son coloris froid et opaque, ou son admiration trop exclusive pour le dessin. Et ceci
est plus original.
Beyle a-t-il du moins appris à bien dessiner auprès de ce professeur si éloquent? Nous ne savons, — malgré sa mention honorable, son accessit et son prix !. Il fréquentera un moment, à Paris, l’atelier du peintre Regnault ?, mais nous ignorons avec quel succès. Et je ne saurais trouver, comme M. Chuquet, une preuve de sa vocation pour la peinture dans les petits plans et schémas qu'il multiplie sur les pages de ses manuserits, et dont la maladresse prouverait plutôt tout le contraire $. Quant aux deux caricatures qu’on lui attribue, et qui ne ressemblent point d’aïlleurs à des chefs-d’œuvre, il faudrait tout d’abord démontrer qu’elles sont de lui 4 Mais nous possédons un dessin authentique de Beyle, un dessin du temps de l’Ecole centrale ; c’est un croquis tracé sur la couverture d’un cahier 5 ; il représente le buste d’un adolescent, de face, la tête appuyée sur sa main : il est d’une gaucherie puérile et lamentable.
Mais, si Beyle ne-tira de ses cours de dessin nul profit essentiel, il y obtint, comme récompense, un livre qui a pu laisser dans son esprit les idées les plus fécondes. Le hasard du sort lui donna 6 les Réflexions sur la poésie et la peiniure, de l’abbé Dubos. « Ce livre répondait aux sen-